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1 Pt. 1 (1843)
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LXXXIII
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lxxxiij

es fois qu 'on donnait un grand festin , on faisait as-seoir les convives sur des bancs ; et de s'est forménotre mot hanquet. L'nsage des bancs s'est maintenujusqu 'au dernier siècle.

L 'habitude avait conservé en partie l'usage dufoin; niais, au lieu de s'en servir pour s'asseoir, onl'étendait sous la table, afin de garantir les pieds desconvives de la fraîcheur du sol. Bientôt on remplaçale foin, dont l'odeur portait à la tête, par un lit depaille étendu sar la terre. Ces lits de paille furenttrouvés chose si saine et si agréable, qu'on en em-ploya de pareils dans toutes les pièces de l'apparte-ment, et surtout chez les grands seigneurs et chezles rois, ils étaient plus nécessaires qu'ailleurs, àcause de la vaste étendue des pièces.

Dans les classes, les écoliers n'étaient assis que surla paille; et les églises, il n'y avait encore nibancs, ni chaises, étaient jonchées de paille fraîcheet d'herbes odoriférantes, surtout à la messe de mi-nuit et aux grandes fêtes.

En 1208 , Philippe-Auguste régla que , toutes lesfois qu'il sortirait de Paris , la paille qui avait serviàjoncherson palais serait donnée à l'Hôtel-Dieu; et,en i3y3, Charles Y déchargea les habitants du vil-lage (l'Aubervillers d'un droit onéreux , sous la con-dition qu'ils fourniraient la paille nécessaire à sonhôtel.

Mais revenons aux repas de nos aïeux.

Autrefois , comme aujourd'hui , on couvrait lalable du festin d'une nappe. Henri III, prince uni-quement occupé de petitesses volupteuses, voulut( I U asa table elle fût plissée avec art,comme les fraises

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