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es fois qu 'on donnait un grand festin , on faisait as-seoir les convives sur des bancs ; et de là s'est forménotre mot hanquet. L'nsage des bancs s'est maintenujusqu 'au dernier siècle.
L 'habitude avait conservé en partie l'usage dufoin; niais, au lieu de s'en servir pour s'asseoir, onl'étendait sous la table, afin de garantir les pieds desconvives de la fraîcheur du sol. Bientôt on remplaçale foin, dont l'odeur portait à la tête, par un lit depaille étendu sar la terre. Ces lits de paille furenttrouvés chose si saine et si agréable, qu'on en em-ploya de pareils dans toutes les pièces de l'apparte-ment, et surtout chez les grands seigneurs et chezles rois, où ils étaient plus nécessaires qu'ailleurs, àcause de la vaste étendue des pièces.
Dans les classes, les écoliers n'étaient assis que surla paille; et les églises, où il n'y avait encore nibancs, ni chaises, étaient jonchées de paille fraîcheet d'herbes odoriférantes, surtout à la messe de mi-nuit et aux grandes fêtes.
En 1208 , Philippe-Auguste régla que , toutes lesfois qu'il sortirait de Paris , la paille qui avait serviàjoncherson palais serait donnée à l'Hôtel-Dieu; et,en i3y3, Charles Y déchargea les habitants du vil-lage (l'Aubervillers d'un droit onéreux , sous la con-dition qu'ils fourniraient la paille nécessaire à sonhôtel.
Mais revenons aux repas de nos aïeux.
Autrefois , comme aujourd'hui , on couvrait lalable du festin d'une nappe. Henri III, prince uni-quement occupé de petitesses volupteuses, voulut( I U asa table elle fût plissée avec art,comme les fraises
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