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1 Pt. 1 (1843)
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LXXX
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menta jusques et passé vingt ; et à chaque service,on enlevait tout ce qui avait été employé aux ser-vices précédents.

Des esclaves étaient spécialement attachés à chaquefonction conviviale, et ces fonctions étaient minu-tieusement distinguées. Les parfums les plus précieuxembaumaient k salle du festin. Des espèces de hé-rauts proclamaient le mérite des mets dignes d'uneattention spéciale ; ils annonçaient les titres qu'ilsavaient à cette espèce d'ovation enfin , on n'oubliaitrien de ce qui pouvait aiguiser l'appétit, soutenirl'attention, el prolonger les jouissances.

Ce luxe avait aussi ses aberrations et ses bizarre-ries. Tels étaient les festins les poissons et les oi-seaux servis se comptaient par milliers; et ces metsqui n'avaient d'autre mérite que d'avoir coûté cher,tel que ce plat composé de la cervelle de cinq centsautruches, et cet autre l'on voyait les langues decinq mille oiseaux qui tous avaient parlé.

D'après ce qui précède , il nous semble qu'on peutfacilement se rendre compte des sommes considéra-bles que Lucullus dépensait à sa table , et de la chertédes festins qu'il donnait dans le salon d'Apollon ,il était d'étiquette d'épuiser tous les moyens connuspour flatter la sensualité de ses convives.

( Extrait de la Physiologie du gout. par Bril-lai Savarin. )

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REPAS ET FESTINS DES GAULOIS.

Pour donner une idée de la manière dont les Gau-lois prenaient leurs repas, nous allons rapporter un

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