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rent les délices des festins, et les cuisiniers arrivèrentà Rome avec les orateurs, les philosophes, les rhé-teurs et les poètes.
Avec le temps et la série de succès qui firent af-fluer à Rome toutes les richesses de l'univers, leluxe de la table fut poussé à un point presque in-croyable.
On goûta de tout, depuis la cigale jusqu'à l'autru-che, depuis le loir jusqu'au sanglier.
Tout ce qui peut piquer le goût fut essayé com-me assaisonnement; on employa comme tel des sub-stances dont nous ne pouvons pas concevoir l'usage,comme l'assa-fœtida, la rue, etc.
L'univers fut mis à contribution par les armées etles voyageurs. On apporta d'Afrique les pintades etles truffes, les lapins d'Espagne , les faisans de laGrèce, où ils étaient venus des boi'ds du Phase, etles paons de l'extrémité de l'Asie.
Les plus considérables d'entre ies Romains se fi-rent jadis gloire d'avoir de beaux jardins, où ils fi-rent cultiver non seulement les fruits anciennementconnus, tels que les poires, les pommes, les figues,le raisin, mais encore ceux qui furent apportés dedivei's pays, savoir : l'abricot d'Arménie, la pêchede Perse, le coing de Sidon , la framboise des valléesdu mont Ida, et la cerise, conquête de Lucullus dansle royaume de Pont. Ces importations, qui eurentlieu dans des circonstances très diverses, prouvent dumoins que l'impulsion était générale, et que chacunse faisait une gloire et un devoir de contribuer auxjouissances du peuple-roi.
Parmi les comestibles, le poisson fut surtout un