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« vis-à -vis d'Ulysse, à l'autre extrémité de la ta-« ble, et commande à son compagnon de servir aux« dieux.
« Patrocle jette dans les flammes les prémices du« repas, et tous bientôt portent les mains vers les« mets qu'on leur a servis et préparés. Lorsque,« dans l'abondance des festins , ils ont chassé la faim<í et la soif, Ajax fait un signe à Phénix. Ulysse l'a-« perçoit; il remplit de vin sa large coupe , et, s'a-« dressant au héros : Salut, Achille, dit-il »
Ainsi, un roi, un fils de roi, et trois générauxgrecs, dînèrent fort bien avec du pain, du vin et dela viande grillée.
11 faut croire que, si Achille et Patrocle s'occupè-rent eux-mêmes des apprêts du festin, c'était parextraordinaire , et pour honorer d'autant plus les hô-tes distingués dont ils recevaient la visite; car ordi-nairement les soins de la cuisine étaient abandonnésaux esclaves et aux femmes : c'est ce qu'Homère nousapprend encore, en s'occupant, dans l'Odyssée, desrepas des poursuivants.
On regardait alors les entrailles des animaux far-cies de sang et de graisse comme un mets très dis-tingue (c'était du boudin .
A cette époque, et sans doute long-temps aupara-vant, la poésie et la musique s'étaient associées auxdélices des repas. Des chantres vénérés célébraientles merveilles de la nature, les amours des dieux etles hauts faits des guerriers; ils exerçaient une espècede sacerdoce, et il est probable que le divin Homèrelui-même était issu de quelques uns de ces hommesfavorisés du ciel. 11 ne se fut point élevé si haut si