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observations et remarques sur les épiceries
et les plaintes aromatiques qui composent
les assaisonnements de la cuisine moderne.
En me livrant exclusivement à la cuisine, j'aivoulu me rendre un compte exact des bons et mau-vais effets des aromates et épiceries , dont on abusetrop souvent, et cela par suite de l'ignorance oùnous jette la routine.
Des que nous voulons professer les arts et métiersavec quelque distinction , nous devons sans relâchenous livrer à l'étude de la science, et bientôt nousmarcherons à grands pas vers la perfection ; j'aidonc voulu me rendre compte des bons et mauvaiseffets que doivent produire les épiceries et aromates :j'ai vu qu'en les employant avec discernement etmodération, ils étaient nécessaires, tant par leursvertus que pour obtenir de la variété dans nos sau-ces et assaisonnements.
En voici quelques notions. Nous devons emplo-yer de préférence le poivre blanc au poivre noir : ilexcite l'appétit et fortifie l'estomac.
La muscade est cordiale et stomachique ; son goûtaromatique contribue sensiblement à donner ungoût agréable à nos assaisonnements.
Le girofle fortifie l'estomac ; mais, ainsi que le poi-vre rt la muscade, il échauffe lorsque l'on en faitun usage déréglé.
Le macis, étant le réseau qui enveloppe la noix-iiiuscade, a à peu près les mêmes propriétés que cette