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1 Pt. 1 (1843)
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quelques bons légumes ou racines glacés , ou bien avecdu riz ou du macaroni, ainsi que nous l'avons dé-montré dans les chapitres suivants ; puis un bonjus de bœuf à part dans une saucière.

Après cette première grosse pièce, je voudrais quel'on en servît une seconde de poisson , soit cuit à 1 eaude sel, ou au court bouillon , ou au gratin , ou bienen matelotte, ce qui est assez du goût de tout lemonde ; ensuite un plat de rôt de volaille , un entre-mets de légumes, deux de douceur, dont un de pâtis-serie, une salade et du dessert. Yoilà de quoi dînerpour quinze personnes, et de quoi bien dîner.

Mais , me dira-t-on, vous voulez faire faire bonnechère,Oui, sans doute. Mais ne voyez-vous pasque votre filet de bœuf, votre poisson, votre rôti devolaille et vos entremets, coûteront bien davantage àl 'Aniphitryon bourgeois qu'il ne dépense ordinaire-ment pour servir sur sa table le bouilli et quatre en-trées. Point du tout, les dépenses seront les mêmes;mais, je le répète, il vaut mieux bien recevoir sesamis deux fois par an , que quatre, et les traiter mal ;ils en seront plus reconnaissants; et d'ailleurs, agis-sant de même à votre égard , vous éprouverez leme rue plaisir en allant dîner chez eux. Vous sauriezdésormais que ces invitations seront pour eux et pourvous des jours de fete, dont vous conserverez , con-vives et Amphitryons, d'aimables souvenirs. Quequelque bon bourgeois de Paris essaie de ce nouveaumode de traiter, et bientôt cet usage aura toute soninfluence sur les estomacs parisiens, et sur le restede cette belle France, dont les bonnes productionsgastronomiques sont tant enviees des étrangers.