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Sa situation à l'arméo de Condé devint précaire.Après douze années d'émigration, il lomba malade elobtint du prince l'autorisation do retourner à Paris.L'air natal lui eut bientôt rendu la santé; et, ainsique tant d'autres émigrés, M. Dunanprit du serviceauprès de l'empereur, et devint son premier maître-d'hôtel. II ne quitta le grand homme qu'après sondépart pour l'île déserte qui devait lui servir de tom-beau. M. Dunan en ressentit une peine réelle.
L'altération de sa santé, causée par les nombreuxvoyages qu'il fit avec Napoléon , en le suivant sur leschamps de bataille où la victoire couronna si long-temps nos drapeaux d'un plein et immortel succès ,ne lui permit pas de suivre l'empereur à l'île Sainte-Hélène.
Le 20 mars devait aussi frapper le premier maître-d'hôtel de Napoléon. Après avoir abdiqué, ce grandhomme remercia la presque-totalité de ses serviteurs,et ces braves gens étaient aussi loin d'imaginer le re-tour de l'île d'Elbe qu'ils l'avaient été de prévoir lerenversement du conquérant qui avait si long-tempscommandé à l'Europe.
M. Dunan, ainsi que son illustre maître, avaitpensé que le temps de la prospérité devait être indé-fini , et, après avoir servi dix ans l'empereur, il n'é-tait pas riche. Se rappelant les bontés de son pre-mier maître, il se présenta , à la rentrée de LouisXVIII, chez le duc de Bourbon; mais il y avait dansParis un grand nombre de vieux serviteurs du princequi de droit avaient repris leur service auprès de lui.
Cependant le chef qui avait suivi le prince dans1 émigration réclama et obtint 1000 francs de pen-