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culairement comme de hautes murailles, bordentpartout cette terre sans rivages ; des batteries héris-sées de canons ferment et défendent, du côté de lamer, le petit nombre de gorges qu'ont laissées entreelles quelques unes de ces montagnes, et par où l'onpourrait gravir et pénétrer dans l'île ; aucune ver-dure, aucune habitation, ne vient reposer l'oeil.
Lors même qu'à travers des nuages épais qui cou-vrent presque toujours le ciel, viennent à percerquelques rayons du soleil, sa lumière bienfaisante ,qui partout égaie , embellit la nature , lui donne iciun aspect plus hideux et plus repoussant : alors la sur-face raboteuse de la côte se montre dans toute sonhorreur ; alors la couleur jaunâtre de quelques cou-ches se détache plus vivement des nuances rousses,brunes et noirâtres, des aspérités, des crevasses voi-sines.
Autour de ces terres volcanisées, dont ['aspect af-freux repousse l'oeil de l'horame, crient en voltigeantquelques oiseaux de mer, dont le plumage blanc sedétache vivement sur leur teinte sombre. Les îlotsviennent se briser et mourir aux pieds de ces rem-parts formés par la nature, et leur bruit monotoneajoute à la tristesse qu'inspire un tel aspect.
Au-dessus de ces montagnes, et sur un piton dontle sommet se perd dans les nues, on aperçoit unebatterie surmontée d'un mât de signaux, Des senti-nelles, 1 oeil fixé sur la vaste mer, veillent sans cessedans ce lieu élevé , d'où elles découvrent un horizonimmense.
La nature, qui créa cet écueil, honteuse de sonpiopre ouvrage, voulut le dérobera la vue des hommes
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