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nal f Indépendant , du 3i juillet i83i. Les détails decette intéressante relation se rattachent tellement àma narration culinaire sur la vie de Napoléon danscette île, qu'ils en deviennent le complément insépa-rable ; tel est du moins mon sentiment.
UNE VISITE
A L'iLB SAINTE-HÉLÈNE.
Dans la soirée du 22 septembre i83o, nous aper-çûmes enfin les hauteurs de la petite île de Sainte-Hé-lène , que nous distinguâmes avec bien de la peine àtravers l'épaísseur des nuages qui bordaient l'hori-zon ; tous les regards se fixèrent sur cet îlot, aujour-d'hui si célèbre, à peine connu il y a quelques années.
Sainte - Hélène, dans l'éloignement, paraissaitcomme une bande noirâtre qui ne se distinguait desnuages environnants que par une nuance plus fon-cée. La nuit survint bientôt, et nous déroba le peuque nous en voyions : nous en approchâmes jusqu'àhuit heures du soir , où l'on mit en travers pour at-tendre le jour.
Au lever du soleil, tous les yeux se portèrentsur cette terre, dont nous n'étions plus qu'à très pe-tite distance.
Qu'on se figure, loin de tous les pays habités , etperdu dans l'immensité de l'Océan , un rocher dequatre à cinq lieues d'étendue : voilà Sainte-Hclène.Jamais terre ne s'offrit plus âpre etplus rude : des mon-tagnes rocailleuses , inabordables , coupées perpentli-