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le dévoûment et la courageuse démarche du dernierofficier de bouche qui servit l'empereur Napoléon.
Comme cuisinier, j'admire la conduite de M. Chan-delier, dont le dévoûment honore avec tant de di- cet legnité le caractère du cuisinier français. Je le ré- «bitpète, gloire à MM. Chandelier et Piéron ! Ce dé-voué serviteur a également des droits à notre admi-ration. M. Piéron reçut i5,ooo francs pour sonretour en France, et il toucha 100,000 francs à Paris.
II est juste de dire que ces messieurs furent ramenésen Angleterre aux frais du gouvernement britan-nique. Di
Après avoir écrit cette notice , je priai M. Chan-delier, par un mot d'écrit, de passer chez moi; jelui en fis lecture, et sa modestie fut telle, qu'il vou-lait que je supprimasse les choses vraies et honora-bles que j'avais retracées sur son caractère, son dé-voûment et son travail , me disant que toutes les per-sonnes attachées à la maison de l'empereur avaientrempli leur devoir avec le même zèle et le même dé-voûment. «Oui, lui dis-je, j'en ai la conviction laplus intime ; mais permettez-moi, mon cher con-frère, d'apprécier les difficultés et les fatigues qu'ilvous a fallu éprouver dans votre travail. Commepraticien , je puis en juger mieux que personne : carnulle place dans une grande maison n'est plus labo-rieuse et plus difficile à remplir que celle du cuisi-nier. Croyez-moi, mon ami, je tiens ici le langagedu praticien culinaire et judicieux. »
Je pense íaire plaisir à mes lecteurs en ajoutant àcette nolice historique une visite à l'ìle Sainte-Hé-lène, en i83o. Elle est copiée textuellement du jour-