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Le dîner se composait d'un potage , d'un relevé ,deux entrées, un rôt, et deux entremets , dont un dedouceur ou de pâtisserie , que '/empereur aimaitbeaucoup. Ce service se faisait toujours dans des as-siettes d'argent.
Mais les provisions étaient si mauvaises et si peuvariées que M. Chandelier en éprouvait un véritablechagrin. II me raconta que pour ses relevés ou grossespièces il n'avait que du boeuf, du mouton , du porcfrais ou cochon de lait, ou bien des oies et des din-donneaux. II éprouvait les mêmes embarras pourvarier son service des entrées : sur deux, il en ser-vait une de boucherie, et l'autre de volaille , ou depâtisserie, ou de friture. Etant privé de gibier, lesplats de rôt étaient peu variés et manquaient souventdans son service.
Les entremets de légumes étaient détestables ; lespommes de terre même y étaient de très mauvaisequalité.
Yoici les mets que l'empereur aimait par goût:la volaille rôtie, les sautés de volaille, les pouletssautés à la Marengo, à l'italienne, à la provençalesans ail, des fricassées de poulets, quelquefois au vinde Champagne ( qui était très cher dans l'ìle, vingt-quatre francs la bouteille), et des poulets à la lartare;puis des boudins à la Richelieu , et des quenelles devolaille au consommé. Cependant, à tous ces metsNapoléon préférait les entrées de friture et de pâtis-serie, tels que vol-au-vent, petites bouchées à lareine, petites timbales de macaroni à la milanaise,et généralement le macaroni de quelque manière quece fût ; mais mon confrère ne pouvait le préparer aussi