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1 Pt. 1 (1843)
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XXIX
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«lacé, n'est pas désagréable. Du reste, point de fruitsrouges, point de pommes , point de poires ni de pê-ches; en général, aucun de nos excellents fruits deFrance. On recevait de temps en tempsdespoiresetdespommes du Cap de Bonne-Espérance, puis des fruitssecs de la Chine : mais ils étaient de mauvais goût.

Le pain était généralement mauvais ; celui faitavec de la farine d'Europe avait un goût d'échaufféextrêmement désagréable qu'elle avait contractépendant la traversée , et celui préparé avec la farinequi venait du Cap de Bonne-Espérance avait le grandinconvénient de croquer sous les dents par la quan-tité de sable qu'il contenait, provenant des mauvaisesmeules qui servaient à moudre le blé.

Le madère, le ténériffe, qui ressemble au madère, etle constance, étaient les vins que l'on donnait auxpersonnes attachées à l'empereur. Le grand hommene buvait que du bordeaux. Les liqueurs des îlesétaient excellentes.

Mon confrère m'assura que toutes les provisionsque le geôlier-gouverneur envoyait étaient les plusinférieures de l'approvisionnement de l'île. II apprità en faire la différence, ainsi qu'on le verra bientôt.

Maintenant, voici quelques détails sur le serviceet les goûts de Napoléon.

Le déjeuner de l'empereur se composait d'un po-tage à l'oseille lié, ou tout autre potage rafraîchissant;puis des poitrines de mouton pannées et bien grilléesservies avec un jus clair, un petit poulet rôti ou deuxeotelettes de mouton, et quelquefois un entremetsde légumes frais ; mais ils étaient si mauvais, que lecuisinier n'osait pas en servir.