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1 Pt. 1 (1843)
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XXXI
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bon qu'il l'aurait voulu , car ce macaroni, quoiquede Naples, sentait le vieux, ainsi que le fromage deParmesan.

II était privé de toute garniture pour les entrées :les trufí'es et les champignons qu'il recevait était en-tièrement usés dans les bouteilles de conserve. Lebeurre était salé, vieux et de mauvais goût : ce n'é-tait qu 'après l'avoir bien îavé à plusieurs eaux etépongé qu'il parvenait, à force de soin et de savoir,à faire du feuilletage Enfin ce brave homme éprou-va toutes les privations possibles dans son travail,n'ayant point de glace (i), si nécessaire pour le feuil-letage et les gelées d'entrée et d'entremets ; et, pourcomble de misère, il fallait qu'il employât les provi-sions qu'il plaisait au gouverneur d'envoyer. O in-dignité ! il fournissait ce que l'ile possédait de pdusmauvais. Mon confrère en avait la conviction : toutesles fois que l'empereur envoyait en ville son maître-d'hôtel, M. Piéron, il rapportait des provisions debeaucoup supérieures à celles du geôlier de sa dou-loureuse captivité, plus douloureuse encore, puisqu'ilétait obligé de faire acheter des vivres avec une som-me d'argent qui lui parvenait tous les mois ; mais, dansla crainte que les fonds n'arrivassent pas à l'époquefixée, tous les serviteurs qui partageaient la capti-vité de ce grand homme lui laissaient dans les mains

( i ) L'empereur aimait l'eau glacée et il était impossible de lui enservir ; c'est pourquoi ce grand homme ue buvait que de l'eau d'unesource, ( près de laquelle ses cendres reposent), pure et fraîche qui setiouvait à trois quarts de lieue de son habitation.