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1 Pt. 1 (1843)
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XVII
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XVIJ

Lorsque le règne (le Napoléon eut cessé, la maisondu prince Cambacérès, malgré la grande fortunequ'il possédait, devint lout-à-fail inférieure par l'ex-trêineéconomie qui la régissait.

L 'anii qui vint me voir est un cuisinier distin-gué, élève de MM. Lasne et Bouchesèche; il entrachez le prince à cette époque (iSi5), je veux direlorqu'il eut perdu ses dignités impériales. Dans lepremier diner de quatre entrées que mon ami servit,le prince lui demanda un pâté chaud aux boulettes.Ce mot boulettes fit sourire le malin cuisinier, quiregardait de tous ses yeux Fhomme peu sensuel quiavait été cependant archichancelier de l'empire.Tout dérouté et ne sachant trop que penser, il servitun pâté chaud garni de quenelles de volaille, decrêtes et de rognons. Le lendemain matin, le princelui en fit des reproches, lui disant que cc n'étaitpoint ainsi que son ancien cuisinier lui servait lespàléschauds. II envoya chercher M. Grand-Manchefils, qui vint de sa part dire à mon ami que mon-seigneur aimait beaucoup les boulettes de godiveauà l'ancienne, mais qu'elles devaient être d'une duretéà casser les vitres. Mon ami avait quelque répu-gnance à servir un pâté chaud garni de boulettes quine devaient avoir aucune délicatesse ; enfin il les con-fectionna bien compactes, et il en reçut des compli-ments.

Le prince avait conservé la manie de vouloir lais-ser gâter les provisions en comestibles et en gibierqu'il recevait, plutôt que de les faire servir à propos,bnfin 011 lui servait pour hors-d'œuvre la croûte,I. b