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son génie sur la science alimentaire, qu'il Íìí briller detout son éclat pendant vingt-cinq années.
Voilà les causes capitales de la supériorité de lacuisine du prince de Talleyrand sur celle de l'ar-chichancelier de l'eœpire.
Croyez, Madame, que je vous raconte ces faitsavec ma franchise accoutumée; je n'ai nul motif par-ticulier pour me conduire avec partialité dans ce ré-cit; je n'ai jamais rien demandé aux grands gastro-nomes précités. Or la vérité devait, en cette cir-constance, paraître dans toute sa pureté.
J'ai l'honneur de renouveler à lady Morgan l'ex-pression de ma vive reconnaissance ; et, si je lui aiadressé de si longs détails, c'est l'amour de la sciencequi me les inspira : ce noble motif m'excusera sansdoute auprès d'elle.
Recevez, Madame, l'assurance de mon admiration,et des sentiments distingués avec lesquels j'ai l'hon-neur d'être, Madame,
Votre très humble et très obéissantserviteur,
CARÊME.
P. S. Je venais de finir celte lettre, lorsque j'aireçu la visite d'un ami qui, je crois , me fut envoyépar un bon génie , puisqu'il me donna de nouveauxrenseignements sur la cuisine de l'archichancelier.Les voici.