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IX
de Trimalcion et (les trois Apicius, puis les festinssomptueux, de ce Chantilly devenu si célèbre dansles fastes de la gastronomie française.
Toutes les circonstances de tranquillité et de con-sidération dont je jouissais dans la maison de M. lebaron de R... m'ont décidé de nouveau à ne pointaccepter, >h va quatre ans, la place de chef de cuisinede S. M. George IV. Cependant lord Collingham,grand -maître de la maison de ce prince généreux,nie fit proposer 5oo livres sterling ( i2,5oo francs)pour mes appointements, et me laissait maître de magestion et de mes approvisionnements, ayant quinzejours de service et quinze jours de repos; ensuite , ilme donnait l 'assurance que la moitié de mes gagesme serait remise en rentes viagères, en cas que leroi vînt à mourir. Mais , Madame , vous compren-drez , et de reste, qu'une plus noble ambition quecelle de la fortune aura occupé toute ma vie. II fut,dans tous les temps , parmi les hommes, des carac-tères assez désintéressés pour tout sacrifier aux déve-loppements et progrès des arts et métiers. Si ma santéme permet d'achever mon grand ouvrage sur Jascience de la cuisine française au 19 e siècle, je m'es-timerai mille fois heureux d'avoir par mes travauxamélioré le sort des hommes qui se vouent au péni-ble et difficile métier de cuisinier.
Non, Madame, je n'ai point tenu ce vilain propos,que l'envie me prête, sur la maison du prince Ré-gent. L 'ennui que j'éprouvais en Angleterre m'a seuldécidé à rentrer dans ma patrie. Mais, pour punirmes envieux , j'eus l'honneur insigne d'être rappelé,dix années après avoir quitté la maison toute royale