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jLa France en 182g et i83o ma causé de doucesjoies. Cependant , je vous prie de ne point croireque les choses flatteuses qui nie regardent particu-lièrement aient le plus charmé mon cœur: non,Madame, mais bien ce que votre plume élégante aretracé de vrai sur la noble dame du château de E...En effet, le bon goût et la noblesse des sentiments demadame la baronne de R... donnent à sa maison unensemble difficile à retrouver ailleurs , et 1 harmoniequi résulte des ordres précis donnés par madame labaronne influe sensiblement sur l'ensemble du ser-vice, dont vous avez , Madame, remarqué les heu-reux effets. Certes, un tel intérieur de maison est unbienfait pour un cuisinier jaloux d'acquérir de la ré-putation , et de la mériter sans cesse près des nobleset illustres gastronomes français et étrangers qui serendent avec empressement aux aimables invitationsde cette maison opulente : et l'honorable suffrage delady Morgan atteste que l'homme de bouche dévouéà sa profession est toujours récompensé de ses soinset fatigues par l'agrandissement de sa renommée.Grâce à vous, Madame, la mienne est agrandie no-blement par le récit enchanteur que vous avez dai-gné faire du dîner de B... donné le 6 juillet 1829.11 deviendra aussi célèbre dans l'histoire gastrono-mique de la France moderne que le furent dans i'an-tiquité les repas d'Eumée et d'Ulysse , d'Achille rece-vant dans sa tente les députés des Grecs qui vinrentl'inviter à se réconcilier avec Agamemnon ; puis lessoupers d'Alexandre-ie-Grand à Persépoliset à Baby-lone, les festins d'Alcinous, le repas de Marc-An-toine avec Cléopâtre, les dîners de Mécène, le festin
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