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Les avantures [aventures] de Télémaque, fils d'Ulysse
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DE TELEMAQUE. Liv. XII. 205rompoit toute la jeunesse. Il ne condamna pas avec une moindresévérité la musique Bacchique qui n'enyvre guere moins que le vin,& qui produit les mœurs pleines d'emportemens & d'impudenceIl borna toute la musique aux Fêtes dans les Temples pour y chan-ter les louanges des Dieux, & des Héros qui ont donné l'éxempledes plus rares vertus. Il ne permit au$$i que pour les Temples lesgrands ornemens d'Architecture, tels que les colomnes, les frontons, les portiques ; il donna des modéles d'une Architecture sim-ple & gracieuse, pour faire dans un médiocre espace une maisongaye & commode pour une famille nombreuse ; en sorte qu'elle fûttournée à un aspect sain, que les logemens en fussent dégagez lesuns des autres, que l'ordre & la propreté s'y conservassent facile-ment, & que l'entretien fût de peu de dépenseIl voulut que chaque maison un peu considérable eût un salon& un petit peristyle, avec des petites chambres pour toutes les per-sonnes libres. Mais il défendit très-sévérement la multitude superflue, & la magnificence des logemens. Ces divers modéles desmaisons suivant la grandeur des familles servirent à embellir à peude fraix une partie de la ville, et à la rendre réguliere ; au lieuque l'autre partie déja achevée suivant le caprice & le faste desparticuliers, avoit malgré sa magnificence une disposition moinsagréable & moins commode. Cette nouvelle Ville fut bâtie entres peu de tems, parce que la côte voisine de la Gréce fournit debons Architectes, & qu'on fit venir un très-grand nombre deMaçons de l'Epire, & de plusieurs autres pays, à condition qu'après avoir achevé leurs travaux, ils s'établiroient autour de Salen-te, y prendroient des terres à défricher, & serviroient à peuplerla campagneLa Peinture & la Sculpture parurent à Mentor des Arts qu'il n'estpas permis d'abandonner ; mais il voulut qu'on souffrit dans Salente peu d'hommes attachez à ces Arts. Il etablit une Ecole pré-sidoient des Maîtres d'un goût exquis qui examinoient les jeunes Elèves. Il ne faut, disoit-il, rien de bas & de foible dans les Arts quine sont pas absolument nécessaires. Par conséquent on ne doitCc