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Texte (1867)
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LE BOIS DE BOULOGNE.

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dessous du calcaire grossier, à travers les fissures du cuvelage, qui n'était pas é tanche. Ces pertes pouvaientaugmenter dans d'énormes proportions, sous la pression de l'eau, dans une colonne de 24 mètres de hau-teur. Avant d'élever cette colonne, et après s'être assuré que le cuvelage en bois résistait à tous lesefforts tentés pour le faire descendre, on a pris le parti de combler le faux puits, existant entre la paroiextérieure du cuvelage et la paroi intérieure du forage, par un corroi en ciment de Portland et en béton.Cette opération était terminée le 25 octobre. Pendant sa durée, le débit du puits s'était maintenuentre 1G,000 et 16,700 mètres par vingt-quatre heures. Une colonne provisoire fut alors dressée jusqu'à20 mètres au-dessus du sol, à la cote 72 m ,87, qui était celle du débit du puits de Grenelle. Le débit dupuits de Passy, à ce niveau, s'est réduit d'abord à 4,170 mètres. Mais il a repris rapidement jusqu'à8,900 mètres; et il s'est établi d'une manière normale à 8,200 mètres, jusqu'au 7 décembre suivant.

Pendant cette période, le débit du puits de Grenelle, sous l'action de l'égalité des pressions dans les deuxpuits, a augmenté d'un dixième environ, et s'est élevé, d'une manière normale, de 613 mètres à 691 mètrespar vingt-quatre heures.

Le 7 décembre, la colonne ascensionnelle, à laquelle on avait donné un diamètre égal à celui ducuvelage en bois, étant terminée, on l'a montée par partie, pour observer les débits à différents niveaux.Au début de ces observations, le débit par vingt-quatre heures au niveau du sol, à la

cote 53 m ,17 était de.......................... 16,000 m c

A la cote 59 m ,32 le débit, en moyenne, s'est élevé à............. 12,620

A la cote 65 m ,25 à......................... 10,495

A la cote 73 m ,15 à......................... 7,420

Et, enfin, au niveau définitif pour la distribution, à la cote 77 m ,15 à....... 6,200

A ce dernier niveau, les eaux se sont promptement clarifiées; et l'on a pu les employer, pendanttout l'hiver de 1862, à l'alimentation des lacs du bois de Boulogne.

Mais, depuis, le volume des eaux a éprouvé subitement une diminution considérable, et elles sontarrivées très - chargées de matières. Le débit normal de 6,200 mètres est descendu jusqu'à 3,300 mètresseulement.

L'abondance des matières en suspension, et le mélange de sable et d'argile que les eaux contenaient,les rendant impropres à tout service public, on s'est décidé à les recevoir au niveau du sol, afin deles débarrasser, par un accroissement de vitesse, des matières qui les rendaient troubles.

Le débit, au niveau du sol, au lieu d'être de 16,000 mètres comme au début, n'a plus été que de8,100 mètres. Il est même descendu, le 28 avril suivant, à 4,300 mètres.

Ces variations de débit provenaient d'éboulements à la base du forage, éboulements qui se produisentdans tous les puits artésiens, et de l'encombrement du fond du puits, par les produits de ces éboulements.Mais elles avaient surtout pour cause principale les pertes qui se faisaient par le cuvelage en bois, dansla traversée des sables placés entre la craie et le calcaire grossier du bassin de Paris ; et il était indispensabled'y remédier, sous peine de voir disparaître complètement le débit du puits.

Pour arriver à ce résultat, on a déblayé d'abord la partie du faux puits correspondante au calcaire grossier.Ce travail a été facilement exécuté. Toutefois, lorsqu'on fut parvenu dans l'intérieur de la grosse colonneen fonte posée, lors de la réparation de l'éboulement d'octobre 1857, au niveau de la nappe des puitsordinaires, il fallut commencer les épuisements pour continuer à déblayer le faux puits, et reconnaître l'étatde la colonne. Cette opération devint bientôt pénible, par suite de l'affluence des eaux. Une première fuitedu cuvelage fut trouvée et réparée, à 21 m ,30 de profondeur. On acquit peu après la conviction qu'il en