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Texte (1867)
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LES PROMENADES DE PARIS.

niveau du sol. Le niveau de l'eau s'est successivement abaissé jusqu'à 13 mètres environ au-dessous dusol; puis il s'est maintenu à cette hauteur moyenne.

Cette première couche aquifère jaillissante ne donnait pas la solution du problème, lequel consistait àavoir des eaux pouvant s'élever à 77 mètres environ au-dessus du niveau de la mer, ou à 24 mètres au-dessusdu sol. Il fallait, par conséquent, continuer le forage sur un grand diamètre, et descendre la nouvelle colonneintérieure en tôle, de 70 centimètres de diamètre, destinée à garantir le forage, au-dessous du cuvelageen bois qui s'était arrêté, ainsi qu'il a déjà été dit, à la cote 549 m ,50.

Au préalable, on a enlevé le tube de recherche de 30 centimètres, qui aurait pu gêner la continuationdu forage.

La descente du tube de 70 centimètres, qui pesait, y compris les tiges de retenue, plus de trentetonnes, s'est opérée sans difficultés, jusqu'à une profondeur de 555 mètres. Pour continuer la descente de cetube, à mesure qu'on opérait le forage et l'enlèvement des sables, on frappait sur la partie supérieuredu cuvelage, qui est descendu jusqu'à 579 m ,50. A ce niveau, la colonne, qui était encore engagée de 20 mètresdans le cuvelage en bois, s'est arrêtée, malgré tous les efforts exercés au sommet. Les débris, retirés par lacuillère, indiquaient, d'ailleurs, le commencement d'une couche d'argile, très-dure et très-compacte.

En continuant le forage dans ces argiles, le 24 septembre, à midi, arrivé à la profondeur de 586 m ,50au-dessous du sol, on a enfin rencontré la couche des grès verts; et les eaux jaillirent en très-grandeabondance.

Les moyens exacts de mesurer le débit faisaient défaut. On a d'abord supposé que ce débit, mesuréau niveau du sol, s'était élevé le premier jour de 15,000 mètres cubes, jusqu'à 25,000 par vingt-quatre heures.Mais les calculs qui ont été faits, dès qu'on a pu employer des procédés exacts de jaugeage, ne permettentpas de supposer que le débit, à ce niveau, ait jamais dépassé 17,000 mètres cubes par vingt-quatre heures.

Les eaux obtenues étaient très-chargées d'argile en suspension. Leur température était de 28 degréscentigrades. Elles marquaient 11 degrés à l'hydrotimètre.

Le débit du puits de Grenelle, observé avec soin, et qui s'élevait normalement, depuis plusieurs années,à 950 mètres par vingt-quatre heures, s'est maintenu jusqu'au 25 de ce mois de septembre. Mais, le mêmejour, à minuit, il est tombé à 800 mètres, et est descendu successivement jusqu'à G15 mètres.

L'eau de la nappe artésienne a mis ainsi trente heures pour passer de l'état statique à l'état dynamique,sur l'étendue de 3,500 mètres environ, qui sépare les deux puits. A partir du 2 octobre, l'équilibre s'est rétabli;et les débits respectifs des deux puits ont été, pour celui de Passy, de 16,200 mètres; et pour celui deGrenelle, de 615 mètres par vingt-quatre heures.

La diminution considérable du produit du puits de Grenelle s'explique par la masse d'eau débitée par lesdeux puits, et surtout par celui de Passy. Elle tenait aussi, en partie, à la pression des eaux de Grenelle,jaillissant au sommet d'une tour à 73 m ,15 au-dessus du niveau de la mer, tandis que celles du puits de Passyétaient recueillies au niveau du sol du chantier à 53 m ,17 seulement.

Quatrième période d'exécution des travaux des puits. L'élévation deseaux du puits de Passy, au niveau de l'orifice de ce puits, n'était pas suffisante pour que ces eauxservissent à tous les besoins du bois de Boulogne. Il était nécessaire, pour atteindre ce résultat, de lesamener, par une colonne ascensionnelle de 24 mètres de hauteur, à la cote 77 m ,15, au-dessus du niveaude la mer.

Une partie des eaux pouvait d'ailleurs se perdre dans la craie, et surtout dans les sables situés au-

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