LE BOIS DE BOULOGNE.
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Fig. 1&9.
Plan G D
Assemblage do la lanterne
en bronze sur le cuvelage
en bois
il
La descente du cuvelage, commencée à la fin de l'été 1860, s'est opérée sans difficultés. Et, en continuantà forer, il était descendu, à travers l'argile compacte, au milieu du mois d'avril 1861, jusqu'à 549 m ,50au-dessous du sol; profondeur égale à celle où les eaux ont commencé àjaillir, au puits de Grenelle.
A ce niveau, le tube, pressé par le terrain qui tendait à se refermer,
Plan A B
s'est arrêté. Les efforts exercés à la partie supérieure, pour lui faire Tube entoie recouvert par
i i » i le cuvelage en bois
reprendre sa marche descendante, ont été infructueux. On n'a fait quebriser les sommiers qui servaient de points d'appui, sans obtenir le moindremouvement.
Dans cette situation, après avoir pris l'avis de la Commission desurveillance, on a continué le forage avec précaution, pour ne pas engagerles outils sous les éboulements, espérant que l'obstacle qui s'opposait à ladescente du tube disparaîtrait peut-être. On est descendu ainsi jusqu'à559 mètres au-dessous du sol, à 10 mètres, par conséquent, au-dessous dupoint où s'était arrêtée la lanterne formant la partie inférieure de la colonne.À ce niveau, des éboulements commencèrent à se produire. On pensaqu'il n'était pas prudent de continuer le forage sans tube de retenue.Un tube en tôle forte, de 2 centimètres d'épaisseur, de 50 mètres delongueur et de 70 centimètres de diamètre intérieur, percé de trous commela lanterne inférieure, fut aussitôt commandé. En attendant que ce tubefût fabriqué, on chercha à déterminer exactement le niveau de la napped'eau jaillissante, au moyen d'un trou de recherche de 30 centimètresde diamètre. (Fig. 148 à 152.)
Dans ce but, on descendit à la partie inférieure du forage, pourtraverser les éboulis, un tube de retenue en tôle mince de 30 centi-mètres de diamètre; puis on fora avec un trépan et une cuillère de petitdiamètre. Ce forage était arrivé à la profondeur de 576 m ,70 au-dessous dusol, ou de 522 m ,70 au-dessous du niveau de la mer, dans la nuit du 25au 26 du mois de septembre 1861, lorsqu'on a rencontré la coucheaquifère jaillissante et les sables qui la forment.
A trois heures et demie du matin, l'eau, qui se maintenait dans letrou de forage et dans le cuvelage, à la cote des puits de Passy, à 21 mètresau-dessous du sol, s'est élevée à 13 m ,80. Elle a monté successivementjusqu'à 4 m ,80 au-dessous du sol; niveau auquel elle s'est momentané-ment arrêtée par l'obstruction des sables à la base du puits, et par despertes qui se faisaient à travers les fissures du cuvelage en bois, qui n'étaitpas étanche.
Au bout de peu de jours, les pertes ont suffi pour absorber le débitde cette première couche aquifère, rencontrée à un niveau correspondant,à peu près, à celui du puits de Grenelle. Ou, tout au moins, la vitesseascensionnelle de la nappe d'eau n'était pas assez considérable, parrapport au débit de la couche, pour faire arriver les eaux artificielles au
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Plan E FLanterne en bronze
m
Plan G II
Partie inférieure du tubeen tôle
Fia. 152.
Fig. U8. Détails du tubedillërentes hauteurs.Échelle de 3"',03 par mètre.
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