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LE BOIS DE BOULOGNE.
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La descente de la colonne fut entreprise le 2 février 1858. Au commencement du mois d'août sui-vant, la colonne, sous l'effort combiné de puissantes pressions et de curages intérieurs, s'était arrêtée àune profondeur de 45 m ,(>(>.
Les pressions considérables exercées sur la fonte, et probablement les cbocs produits par les ébou-lcments extérieurs, avaient brisé cette colonne sur plusieurs points. On installa alors des pompes d'épui-sement pour faire descendre les ouvriers dans l'intérieur de la colonne. Au moyen de boulons et d'attaches,on réunit les parties brisées. Pour prévenir de nouvelles ruptures, on consolida intérieu-rement la colonne par de fortes cornières en tôle épaisse, et on chercha à prolongerle forage du puits, sur 3 mètres de diamètre, à l'aide de cuvelages en bois et de boise-ments intérieurs. Mais, par suite de la mobilité des argiles, qui donnait lieu à des sous-pressions et à des relèvements dans l'intérieur du tube, on dut renoncer bientôt à cettemanière de procéder. On se décida à construire une trousse coupante en tôle, de 2 m ,50de diamètre, fortement armée de cornières intermédiaires. Cette trousse, introduite dansl'intérieur de la colonne en fonte, fut enfoncée jusqu'à la profondeur de 14 m ,50, par desprocédés analogues à ceux employés pour la descente de la colonne en fonte. En épuisantdans cette seconde colonne, on put arracher et enlever la majeure partie des tubesanciens, brisés et déformés à la suite de l'accident du 29 mars 1857, el dont quelquesparties étaient inclinées de manière à empêcher la continuation de l'élargissement dupuits.
Pendant cette dernière opération, la partie haute de la colonne en fonte, compriméepar les sables éboulés, et par du béton qu'on aAait coulé pour combler l'excavation supé-rieure au-dessous du calcaire grossier, et pour aveugler les sources provenant des sables,n'éprouva aucun déplacement. Mais la partie inférieure, qui se trouvait en contact avecles argiles en mouvement, tendait à descendre, en brisant les liens qui reliaient lesdiverses parties de la colonne. Cet abaissement était très-dangereux pour les ouvrierstravaillant dans l'intérieur de la colonne. Leur existence pouvait être compromise parune forte injection d'argile et d'eau à travers les solutions de continuité de la fonte. Atind'éviter ces injections, on se décida à descendre, jusqu'à l'extrémité inférieure de lacolonne en fonte, un fort siège en charpente, soutenu par vingt-quatre tirants en ferrond; et on maçonna tout l'intérieur de la colonne en meulière hourdée de mortier deciment, sur une épaisseur de 50 centimètres, de manière à laisser, au centre, un puits del m ,94 de diamètre (fig. 146 et 147).
Cette maçonnerie, exécutée au milieu de l'eau tombant de toutes les tissures de la fonte, quoique par-faitement résistante, reliant bien toutes les parties de la colonne, et s'opposant aux injections de sable etd'argile, laissait passer cependant l'eau en grande abondance; ce qui rendait les épuisements difiieiles etle travail des ouvriers très-pénible. Vers le commencement de novembre 1859, néanmoins, on parvint àdescendre une deuxième trousse en tôle, jusqu'à 53 m ,15, et à l'engager de cinquante centimètres dans lacraie; puis à relever tous les débris qui obstruaient encore cette partie du forage.
A ce moment, l'accident du puits était réparé, et il ne restait plus qu'à curer la partie du foragecomblée par les ébouleinents supérieurs. Ce travail ne devait présenter aucune difficulté dans la portiondu puits ouverte à travers la craie, où il ne pouvait pas se produire d'éboulement.
Toutefois, pour rendre plus faciles les manœuvres de sondage et la descente du cuvelage définitif,
Fig. \hk. CuillerÉchelle do 0 m ,02 p. m.
Fig. H5. Cuiller vueen dessous.