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Texte (1867)
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LES PROMENADES DE PARIS.

IIIIIIH

Fig. 143. Suspension du trépan.Échelle de 0"',02 p. m.

ferrements que l'on n'avait pu retirer, et qui, après avoir été réduits en fragments,se logèrent dans les parois latérales du puits.

A la suite de ces réparations, les travaux marchèrent beaucoup mieux dans lespremiers mois de 1857 ; et, le 29 mars, le forage était presque terminé. Il était descenduà 528 mètres de profondeur, et il ne restait plus, suivant toute probabilité, que 25à 30 mètres à creuser pour atteindre la nappe jaillissante. A cette profondeur,renfoncement moyen s'élevait à l m ,50 par jour; et il suffisait, semblait-il, de quelquesjours pour terminer cette grande opération, quand un mouvement des argiles, à36 mètres au-dessous du sol, \int déformer le tube en tôle destiné à les mainteniret empêcher la manœuvre du trépan et des cuillères.

Toutes les tentatives faites par M. Kind, jusqu'au 9 octobre, pour remédierà ce grave accident, furent infructueuses. Il enfonça de nouveaux tubes, qui s'apla-tirent. D'autres tubes, qu'il avait coupés en lanières pour les retirer plus facilement,glissèrent à une grande profondeur dans le puits, qui fut complètement obstrué pardes éboUlements considérables et des débris de tubes, de tiges et d'autres appareils.En outre, il se forma, dans les sables au-dessous du calcaire grossier, une énormeexcavation de plus de 20 mètres de diamètre. Les ouvrages du puits étaient dansune situation assez inquiétante pour que plusieurs membres de la Commission desurveillance proposassent de renoncer au forage entrepris et de le reporter sur unautre point.

L'Administration municipale, sur l'avis de ses Ingénieurs, ne crut pas devoirabandonner l'œuvre entreprise. Le Préfet de la Seine, après avoir consulté la Com-mission, chargea, par un arrêté du 14 octobre 1857, les ingénieurs du bois deBoulogne d'exécuter, par voie de régie administrative, les travaux nécessaires pourréparer les accidents. Ces travaux devaient consister à donner au puits, jusqu'à lacraie, à 53 m ,50 au-dessous du sol, un diamètre de 3 mètres; à le garnir d'uneparoi résistante et étanche qui permît de faire descendre des ouvriers dans le puits,pour arracher les tubes et tout ce qui obstruait la partie supérieure du forage.Les Ingénieurs devaient avoir recours à M. Kind, seulement pour les opérations quiexigeraient l'emploi de ses instruments de sondage, dont il conserverait la manœuvre,sous la direction des Ingénieurs.

Les dépenses, à la fin de cette première période, s'élevaient à la somme de400,000 francs environ.

Deuxième période d'exécution du puits. La marchearrêtée pour réparer les accidents du puits, modifiée suivant les obstacles que l'onavait à \aincre, fut couronnée de succès après deux années de travaux pénibles etopiniâtres.

On commença d'abord par descendre dans le faux puits, convenablement élargià traders le calcaire grossier, et dans l'entonnoir qui s'était produit au-dessous dece calcaire, une colonne en fonte de 3 mètres de diamètre et de 3 centimètresd'épaisseur, renforcée par des nervures.