LE BOIS DE BOULOGNE.
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succès, que la simplicité do ses procédés, ainsi que la modicité des dépenses qu'ils exigent, permettaientd'espérer qu'il ferait un puits donnant, au niveau nécessaire, le volume de 3 à 4,000 mètres cubesd'eau, indispensable au service des parties hautes du bois de Boulogne; que le grand diamètre dupuits permettrait, dans tous les cas, de descendre le forage à une profondeur très-considérable, etd'atteindre, si le débit de la couche rencontrée à Grenelle était insuffisant,d'autres couches aquifères dont on ne connaissait pas la puissance; qu'enfincette opération, quel qu'en fût le résultat, rendrait d'incontestables servicesà la science, au point de vue de l'étude des formations inférieures du bassinde la Seine. Par ces motifs, la Commission pensa qu'il y avait lieu d'accueillirles propositions de M. Kind sur des bases qu'elle avait posées, et qui ser-virent de point de départ à la rédaction d'un cahier des charges, dressé le7 mai 1855.
D'après ce cahier des charges, M. Kind était chargé de tous les travaux, ycompris les tubes ascensionnels nécessaires pour élever les eaux jaillissantes. 11devait diriger l'atelier, sous le contrôle de l'Ingénieur en chef du service du bois deBoulogne, à qui incombait l'oftice de régler le prix des journées et des fournituresde toute nature; et sous la surveillance supérieure de la Commission scientifique,instituée par l'arrêté du 25 décembre 1854.
Comme rémunération, M. Kind devait recevoir, en totalité ou en partie, suivantle volume d'eau obtenu, la différence entre un chitï're de dépense maximum de350,000 francs et le coût réel des travaux. Les travaux devaient être terminés enune année; et, dans le cas ou la somme maximum de 350,000 francs eût étédépensée sans qu'on eût atteint les eaux jaillissantes, la ville restait libre, soitde renoncer au forage, soit de le faire continuer, en se servant des procédés deM. Kind, sans que ce dernier pût prétendre à aucune indemnité.
Première période d'exécution des travaux du puits.Les travaux d'installation du puits ont été entrepris le 25 juillet 1855, etle forage a commencé le 15 septembre suivant. Au début, on a pu traverser,sans de trop grandes difticultés, les sables inférieurs au calcaire grossier etl'argile plastique, en les soutenant, sur une hauteur de 31 m ,85, par un tube pro-visoire en tôle de l m ,07 de diamètre, dont les parois avaient 0 ra ,005 d'épaisseurseulement.
Le travail a marché assez régulièrement jusqu'au 3 mai 185G. A ce moment,le forage était descendu à 36G m ,14 de profondeur, lorsqu'il fut arrêté par desaccidents assez graves.
Plusieurs ruptures des ferrements des tiges de suspension, de l'appareilde forage, des boulons de l'instrument à chute libre, et des dents du trépan,avaient amené la chute du matériel au fond du puits. En réalité, à ce moment,sur 295 journées de travail effectif, 185 journées seulement avaient pu être con-sacrées au forage et 110 au relèvement du matériel et à la réparation des acci-dents. On vint cependant à bout de ces premières difticultés en trépanant Jes
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Fig. 162. Trépan vu fie profil.Échelle de l)"\0i p. m.
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