LE BOIS DE BOULOGNE.
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compartiment voisin de celui où s'opère le chargement (fig. 135). Suspendue par quatre chaînes, la caisse estdescendue dans le fond de la glacière, où on la remplit. Elle est ensuite remontée et replacée sur son train. Puison referme la trappe, et l'on ouvre ensuite les portes de la chambre supérieure, pour sortir les voitures.On évite, en procédant ainsi, de mettre l'intérieur des glacières en contact avec l'air extérieur (fig. 130).Le mètre cube de glace emmagasinée revient à 2 francs. La déperdition, au bout d'une année, estd'environ un dixième; ce qui porte le prix de revient à 2 francs 20 centimes. L'extraction de la glace (fig. 130)et la mise en voiture coûtent 4 francs 20 centimes. Si l'on y ajoute la journée du charretier, d'un cheval etd'une voiture, soit à peu près 10 francs pour 3 mètres cubes, on a, pour un 1 mètre cube de glace rendue àdomicile, une dépense de 10 francs 70 centimes, non compris l'intérêt du capital de construction et les
Fig. 136. Intérieur d'un compartiment des Glacières du bois de Boulogne.
faux frais, lesquels élèvent la dépense à 12 francs par mètre cube, ou à 2 centimes par kilogramme, le
mètre cube de glace pesant 000 kilogrammes.
Les glacières du bois de Boulogne ont coûté 408,000 francs, ainsi décomposés :
Terrassements...............>...... 151,000
Maçonnerie ....................... 159,000
Cintres en location..................... 11,000 •
Charpente en élévation, serrurerie et menuiserie............ 50,000 f
Couverture en chaume................... 10,000 ■
Pavage, surveillance et faux frais................ 21,000 ■
Total ............ 408,000 f -
Soit 204 francs par mètre superficiel de construction ou 25 francs par mètre cube de glace en magasin,
chaque année.
Les glacières, terminées en 1859, sont affermées à une Société, qui les exploite moyennant uneallocation annuelle de 30,000 francs. La ville reste chargée du remplissage des glacières, qui lui est rem-boursé, à prix coûtant, par le locataire.
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