LE BOIS DE BOULOGNE.
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qui se liquéfie d'autant plus rapidement que son volume est moins considérable par rapport à la surface desparois, fond alors plus vite à la base qu'au sommet. Les faces extérieures du bloc de glace, qui s'abaisse parsuite de la fusion de la base, se trouvent ainsi constamment en contact avec la maçonnerie, au lieu de s'enisoler ; ce qui donne lieu à une déperdition importante.
Aussi, pour éviter ces inconvénients, on a adopté, pour la glacière municipale, la forme parallélipipé-dique. La glace, se prenant en une seule masse, peu de temps après son emmagasinage, se détache des partieslatérales, par la fusion de la base. Mais, bientôt, le bloc de glace se trouvant isolé des parois, et en contactseulement avec l'air emprisonné dans les glacières, lequel a une très-faible température, la fusion s'arrêtedès que le vide, existant entre les murs et le bloc, atteint 20 centimètres de largeur. La fusion de la glace seréduit alors à celle qui résulte du contact de la base; et on la diminue facilement en faisant reposer
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Fig. 134. Extérieur des Glacières du bois de Boulogne.
la glace, non pas directement sur le fond de la glacière, mais sur un lit de fagots, qui sont, commeon sait, mauvais conducteurs de la chaleur. Ces fagots, superposés à un fonds très-perméable, facilitentd'ailleurs l'évacuation de l'eau provenant de la fonte de la glace.
Pour diminuer encore la fusion de la glace, on s'est décidé à évider les murs qui forment les paroisextérieures de la glacière, de manière à amoindrir les contacts avec le sol environnant, et à envelopper lesglacières d'un matelas d'air, mauvais conducteur du calorique. Cette disposition a aussi l'avantage d'éviterl'humidité provenant du sol, le long des parois extérieures de la glacière.
Enfin on a recouvert toutes les glacières d'une toiture générale en chaume, pour neutraliser l'actiondes rayons du soleil et rejeter les eaux pluviales au dehors. La surface de la glacière forme ainsi unevaste remise pour les voitures et les engins de l'exploitation (fig. 134 et 135).
Dans l'exécution, la nature du terrain a facilité l'application de ces principes généraux. On savait,par le forage du puits artésien de Passy, que, dans cette partie du sol de la capitale, on trouve immédiate-ment, au-dessous d'une faible couche de terre végétale, le calcaire grossier, qui repose à 16 m ,G0 de pro-fondeur, sur une couche de sable très-perméable. Tl était possible alors de tailler une fouille à paroisverticales, et de la revêtir d'un mur évidé, dont l'épaisseur pouvait être réduite à la dimension indis-pensable pour sa stabilité, sans se préoccuper de la poussée des terres.