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LE BOIS DE BOULOGNE.
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Travaux dans la plaine des Sports. — L'année 1857 et Jes premiers mois de 1858furent employés à l'exécution des travaux de la plaine des Sports. Pour assurer l'écoulement des eaux dela partie basse de cette plaine, on dut creuser deux pièces d'eau et former un ruisseau qui a a serpentantnu milieu des pelouses. Des terrassements importants furent exécutés pour faire circuler ce ruisseau autourde la butte où était établie l'ancienne abbaye de Longchamps, qu'il fallait contourner pour arriver à laSeine. Le raccordement des abords de la grande cascade de Longchamps avec le sol de la plaine, l'ouverturede deux grandes routes empierrées et de plusieurs routes et sentiers sablés, la plantation de nombreuxmassifs en arbres et arbustes de toute dimension, principalement le long de la Seine et près de l'abbaye,complètent les travaux exécutés dans la plaine des Sports.
Durée des travaux. — Tous les travaux, commencés eu 1853, ont été terminés en 1858,grâce au concours d'une auguste influence, et à l'énergique impulsion qu'ont su leur imprimer l'éminentadministrateur et les édiles qui président aux destinées de la ville de Paris.
État actuel du Bois. — Le bois de Boulogne, qui ne comprenait, avant sa transformation,que 707 hectares 3 ares 70 centiares, s'étend aujourd'hui sur une surface de 840 hectares 5 ares 39 centiares '.
La longueur totale des routes est divisée en 58,000 mètres courants de routes carrossables empierrées;en 11,850 mètres de routes cavalières sablées; et en 25,102 mètres d'allées de piétons. Les pièces d'eaucontiennent un volume de 198,500 mètres cubes de liquide, et Je débit maximum de toutes les cascades<ln Bois s'élè\e, par heure, à 3,500 mètres cubes.
Alimentation des cours d'eau, etc. — L'alimentation des cascades, et le renouvel-lement des eaux des lacs et des ruisseaux, exigeaient un volume d'eau considérable. Il fallait, en outre,pourvoir à l'arrosement des principales roules et des pelouses. L'arrosage des parties hautes du Bois, et lejeu des trois cascades des lacs, ne pouvaient d'ailleurs être assurés qu'en employant des eaux provenantd'un niveau élevé.
Ces divers services (l'arrosement ont pu se faire, au début des travaux, avec les eaux de la Seine, élevéesà l'aide des machines de Chaillot. Mais cette eau revenait à un prix trop considérable, pour qu'il fûtpossible d'alimenter, par ce moyen, tous les services du Bois. 11 fallut aviser alors à d'autres procédés.
Le niveau du grand lac étant inférieur de 7 mètres environ au réservoir des eaux du canal de l'Ourcq,établi à Monceaux, une conduite d'amenée des eaux de l'Ourcq, pouvant fournir 18,000 mètres cubes d'eaupar vingt-quatre heures, fut établie entre Monceaux et le grand lac du bois de Boulogne. Cette conduiteassure, d'une manière complète, le renouvellement des eaux du grand lac et l'alimentation de tousles ruisseaux, pièces d'eau et cascades qui en dépendent. Un réseau de conduites en tôle et en bitume,soudées sur la conduite maîtresse des eaux de l'Ourcq, fournit, eu outre, l'eau nécessaire à l'arrosementdes pelouses et des routes de la partie basse du Bois. Les eaux de la Seine, élevées par les machines deChaillot, ne servent plus aujourd'hui qu'à l'arrosage des parties hautes du Bois.
En forêt.............................. 407 u 1(5' 20"
En pelouses............................ 273 » »
En ruisseaux ou pièces d'eau.................... 29 79 0/i
En routes ou carrefours....................... 107 /|2 11
En massifs d'arbustes, de fleurs, ou en pépinières........... 28 68 O'i