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Texte (1867)
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LES PROMENADES DE PARIS.

Puits artésien de Passy. Pour approvisionner les cascades des lacs, on a creusé unpuits artésien d'un grand diamètre, dans la plaine de Passy. Les travaux de ce puits, exécutés d'après lesprocédés de M. Kind, ingénieur saxon, sont heureusement terminés depuis le 7 décembre 1861; et le puitsfournit un volume d'eau de 9,000 à 10,000 mètres cubes par vingt-quatre heures, pour les besoins du Bois.

Résumé de la dépense. Cet exposé sommaire des embellissements terminés aujourd'huidans le bois de Boulogne, donne une idée de l'importance des travaux qui y ont été exécutés. Ces travauxont exigé une dépense considérable, couverte en très-grande partie par les aliénations de terrains quela loi du 13 avili 1805 a autorisées, et par le produit des ventes des maisons démolies et des bois abattus 1 .

L'opération est donc avantageuse pour la Mlle de Paris, puisque, a^ec une somme de trois millionset demi, elle a su créer, pour ses habitants, une promenade dont la renommée attire en France une fouled'étrangers, et devenir propriétaire d'un immeuble de 846 hectares, auquel elle a donné une immense valeur.

La transformation du Bois n'a pas été moins profitable à l'Etat. En effet, les terrains qui avoisinentle bois de Boulogne, sur les communes d'Auteuil, de Passy, de Neuilly, de Puteaux, de Suresnes, de Saint-Cloud et de Boulogne, en culture maraîchère a^ant les travaux entrepris, et dont la valeur ne dépassaitpas de 1 fr. 50 c. à 6 francs le mètre, valent aujourd'hui de 20 à 100 francs le mètre. On compte, en outre,dans cette zone de 1,350 hectares environ, 487 châteaux ou riches villas qui ont coûter chacun, enmoyenne, pour leurs frais de construction et d'aménagement, au moins 200,000 francs. Dans un périmètred'un kilomètre autour du Bois, l'accroissement de valeur de la propriété immobilière s'élè\e donc à unchiffre considérable.

Cette énorme augmentation procure à l'Etat un revenu annuel, qui le couvre certes largement del'abandon qu'il a fait à la ville d'un immeuble qui serait resté improductif entre ses mains, et de l'apportminime qu'il a versé pour contribuer à l'établissement de l'hippodrome de Longchamps. Mais ce n'est pasencore tout le bénéfice que l'État a retiré de l'opération du bois de Boulogne. Car à quels chiffres évaluerles sommes considérables qu'il a recueillies, tant des droits de mutation opérés sur les immeubles de lazone limitrophe du Bois, que des impôts indirects acquittés pour l'entrée des matériaux, par la nourrituredes ouvriers, etc.? La transformation du bois de Boulogne, telle qu'elle a été conçue et dirigée, est doncplus awmlageuse encore à l'Etat qu'à la Aille de Paris.

1. Ces dépenses se répartissent de la manière suivante :

Travaux..................................... 7,473,836" 4 5

Achat d'immeubles réunis au Bois : Parc de Madrid, plaine de Longchamps........ 0,878,168 50

Totai ...... 14,352,00/1 ft -95

Les ventes de terrains déjà réalisées, celles restant à faire, calculées sur les prix que l'on

a déjà obtenus des parcelles vendues, ainsi que les autres recettes diverses, doivent donner. 8,779,365 22

Reste ..... 5,572,639 fr 73

A déduire pour les dépenses à la charge de l'Étal, la moitié des sommes dépensées

dans l'hippodrome, aux ternies de l'article 3 du décret impérial du 29 août 1854. 2,110,513 '* 27

La dépense à la charge de la ville de Paris ne s'élève donc, pour le bois de

Boulogne et pour ses dépendances, qu'à...................... 3,462,126" 46

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