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Texte (1867)
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LES PROMENADES DE PARIS.

longueur de ces boulevards, à les clore par une grille en fer forgé, d'un modèle uniforme, et à cultiver enjardins ou parterres d'agrément une zone de 10 mètres de largeur, en arrière de ces clôtures.

Le nom eau mode de fermeture du Bois a nécessité l'établissement de dix-sept grilles d'entrée, etl'érection de pavillons de gardes d'un nouveau modèle, en rapport avec le caractère imprimé auxtravaux exécutés dans celte promenade.

Projet définitif de 1855. Le projet complet de la transformation du Bois, arrêté à lafin de 1854, comprenait, indépendamment des sauts de loup et des entrées :

1° Le convertissemenl des anciennes allées droites en routes sinueuses, empierrées pour les voitures,sablées pour les cavaliers, et en sentiers sous bois pour les piétons ;

2° Le creusement de pièces d'eau et de trois ruisseaux alimentés par le trop-plein des lacs, et dirigésvers les parties du Bois les plus pittoresques par leur végétation ;

3° L'établissement des cascades de la Mare aux Biches et de Longchamps, construites sur le plusimportant des trois ruisseaux ;

4° La création de vastes pelouses autour des lacs, dans les parties dénudées qui s'étendaient du côté deMadrid et de Bagatelle, et sur les percées ménagées vers la Muette, vers le Point du Jour, vers Boulogne, a ersSaint-Cloud et le Mont-Yalérien ;

5° La plantation en grands arbres et en arbustes de choix, des îles du grand lac, des alentours des coursd'eau, des cascades, des nom elles entrées du Bois, et des abords des routes principales;

0° Le reboisement des allées supprimées ;

7° La construction des grottes et des chalets des îles et des lacs ;

8° Enfin l'appropriation à leur nouvelle destination des surfaces réunies au Bois dans le parc de Madrid-Maurepas, et des bâtiments compris dans ces terrains.

Création de l'hippodrome. L'établissement d'un hippodrome dans la plaine de Long-champs, et celui d'un champ d'entraînement dans la portion de la plaine appelée les Sports, sise en aval dupont de Suresnes, nécessitaient des travaux considérables, qui ont été l'objet de projets distincts.

La partie de la plaine, en amont du pont, que le décret du 29 août 1854 a affectée à l'établissement d'unhippodrome pour les courses publiques de chevaux, était séparée du Bois, du côté de Boulogne, par unmonticule, qui masquait complètement la vue des coteaux de Sèvres et de Meudon. En outre, lors des cruesordinaires de la Seine, toute la plaine était inondée par les eaux provenant d'un ancien bras du fleuve, quijoignait à cet inconvénient celui de la morceler. En enlevant la partie supérieure du monticule de Boulogne,on a pu d'abord combler presque entièrement cet ancien bras de la Seine; les parties conservées forment le litd'un petit ruisseau, et ceux de trois pièces d'eau en dehors des pistes de l'hippodrome. On a pu former ensuitesur les berges de la Seine, par des vallonnements reliés au profil général de la plaine, une véritable digue, quila met à l'abri des inondations. Entrepris en 1855, ces ouvrages ont été terminés dans la même campagne.

L'année 185C fut consacrée à l'ouverture et à l'empierrement des routes et des allées de la plaine; auxplantations des nombreux massifs des bords des pièces d'eau, du saut de loup, des rives de la Seine, des abordsdes tribunes et de l'ancienne lisière du Bois; au nivellement et à l'appropriation du sol des pistes; à l'ense-mencement en gazon des 130 hectares formant le nom eau champ de courses; à la restauration de l'ancienmoulin à vent de l'abbaye; et, enfin, à l'édification de vastes et élégantes tribunes, établies aux frais de laSociété d'encouragement pour l'amélioration des races de chevaux en France.