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Texte (1867)
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LE BOIS DE BOULOGNE.

détacha notamment les pelouses du Ranelagh, et deux autres parcelles assez considérables, du côté de Passyet d'Auteuil (\oir le plan du bois de Boulogne. Etat ancien).

Lors de la révolution de 1848, le Bois cessa d'appartenir à la liste civile, et revint au domainede l'Etat.

Premiers travaux, de 1852 à 1855. En 1852, le bois de Boulogne se trouvaitdans le même état que la plupart des forêts des environs de Paris. Percé de routes droites, dont un fortpetit nombre, telles que l'allée Royale, les allées de la Reine-Marguerite, de Longchamps, des Fortifications,était à peine entretenu, il ne répondait plus aux: besoins de notre époque, et ne formait pas une promenadedigne de la capitale de la France, rendue à la prospérité par une main puissante.

11 appartenait à l'administration de la ville de Paris, prête à entreprendre, sous l'impulsion d'uueauguste volonté, la transformation de la capitale, de créer à ses habitants un lieu de promenade qui fûten harmonie avec la grandeur des autres œuvres dont elle poursuivait l'exécution.

Dans ce but, une loi du 13 juillet 1852 céda le bois à la ville de Paris, à la charge par la ville :

1° De subvenir à toutes les dépenses de surveillance et d'entretien;

2° D'exécuter, dans un délai de quatre ans, pour l'embellissement du Bois et de ses abords, une sériede travaux s'élevant à la somme de deu\ millions;

3° De conserver aux terrains concédés leur destination actuelle.

En conformité de ces dispositions, les premiers travaux importants qui aient été exécutés dans le Boisfurent entrepris dès l'année 1853. On commença par creuser les deux lacs et par tracer les routes qui lesentourent. Des déblais provenant des fouilles on forma la butte Mortemart, qui domine le Bois et les localitésenvironnantes. Les allées droites supprimées furent plantées, et l'on créa les pelouses qui bordent lespièces d'eau.

Deuxième période des travaux, de 1855 à 1858. Le succès obtenu par ces

premiers travaux détermina la transformation complète du bois de Boulogne et son extension, sur5 kilomètres de longueur, jusqu'à la Seine, dont il n'était séparé que par la plaine de Longchamps, mesurant800 mètres de largeur environ.

Pour procurer à la ville de Paris les ressources nécessaires à l'achèvement d'une aussi vaste entreprise,qui dépassait évidemment les prévisions de la concession primitive, un décret du 29 août 1854 prescrivitl'établissement d'un hippodrome pour les courses publiques de chevaux, sur la partie,sud de la plaine deLongchamps, et mit à la charge de l'Etat la moitié des dépenses d'achat de cette portion de la plaineet des travaux à exécuter. Une loi du 13 avril 1855, autorisant l'acquisition de la partie nord de la plainede Longchamps et du parc de Madrid-Maurepas, pour les réunir au Bois, permit ensuite à la ville de Parisd'aliéner, à son profit, toutes les parties du bois de Boulogne isolées par les fortifications, ainsi quedeux zones extrêmes délaissées par les promeneurs, sur le territoire des communes d'Auteuil, de Boulogneet de Neuillv.

Les nouvelles limites du Bois furent portées alors, du côté de l'est, jusqu'aux fortifications, et, du côtéde l'ouest, jusqu'à la Seine. Au nord et au sud, la ville a conservé, sur les terrains à retrancher, une zone de27 m , 50 de largeur, qui a servi à fermer le bois de Boulogne, sur ces deux faces, par un saut de loup de 7 m , 50de largeur, bordé dans toute son étendue, jusqu'à la Seine, par un boulevard extérieur de 20 mètres delargeur. Les terrains aliénés ont été soumis à des servitudes qui obligent leurs acquéreurs, sur toute la