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LVI
INTRODUCTION.
décoratifs par leur élégance, mais justifiés par une certaine nécessité; que les ponts soient proportionnés à l'importance ducours d'eau; que les salles de repos soient aménagées et visiblement construites pour l'usage auquel on les destine; qu'onne leur donne pas, par exemple, un faux air de temple antique; qu'un banc soit un banc, et non un rocber, un fragmentde colonne ou d'entablement, et ainsi du reste. Rien n'est beau que le vrai.
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1000 Metr&s.
Fig. 103*. — Victoria Park à Londres, dessiné et exécuté par John Gibson.
Ces petites constructions ne doivent pas être placées trop en évidence, comme si l'on cherchait à attirer sur elles toutel'attention. Elles ne doivent occuper ni le milieu de l'espace réservé aux perspectives, ni remplir complètement les fonds,mais se montrer discrètement et ne se laisser voir en plein que d'un ou deux points de vue. Il n'y a évidemmentaucune règle qui puisse guider pour ces détails; mais les emplacements choisis doivent être étudiés par l'artiste, avant
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Fig. 104*. — Hyde Park, à Londres, agrandi par Bridgeman (1735).
d'établir la silbouelle de son œuvre, afin de la mettre en harmonie avec la nature qui doit l'encadrer. Il est saged'opérer toujours ainsi, qu'il s'agisse d'un édifice important, ou seulement delà pose d'une statue, d'un buste, d'un simple vase;car ici le cadre a autant d'importance que l'œuvre d'art. Les bronzes doivent se profiler dans l'air, ou sur des fonndstrès-éclairés; les faïences et les marbres se détacbent mieux sur des massifs d'un vert sombre, ou sur des fonds ombrés.Ce sont des considérations de ce genre qui, quelquefois, dans les jardins réguliers, ont entraîné la plantation de rideaux decharmilles, sur lesquels les lignes du marbre se détachent avec une grande netteté; ou la création d'arcades en feuillage,que les arrière-plans remplissent d'une ombre douce, servant de repoussoir aux lumières et aux demi-teintes des statues.
Les fontaines jaillissantes, les belles vasques d'où l'eau tombe avec un gai murmure, paraissent avoir été écartées jusqu'icides jardins pittoresques. Celte proscription ne nous paraît pas justifiée; car ces charmantes créations peuvent s'adapter à tous