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XXXII
INTRODUCTION.
pas la suite d'un progrès, d'un perfectionnement des formes du style précédent; il n'en est pas le développement logique;il en est plutôt l'antithèse. Il a fallu abandonner complètement la tradition pour accepter le style nouveau. Aussi le changementn'a pas eu lieu sans contestations, parce qu'il était une négation de tout ce qui avait précédé, et les débats des partisansde l'un et de l'autre style ont été très-passionnés. L'artiste français ne pouvait se soumettre à ces procédés en contradictionavec la tradition, avec les règles de son art. L'architecte, le plus souvent, a dédaigné le tracé des jardins agrestes commeune chose étrangère à ses études et hostile à son œuvre. 11 a dénié la valeur de ces compositions, échappant aux combinaisonsmathématiques qui lui sont familières.
On se trouvait, au siècle dernier, en face des théories d'un art nouveau, qui exige une grande délicatesse de goùl,beaucoup d'études très-diverses et une longue expérience. Les artistes ne comprenaient pas; les novateurs ne savaient guère.
1. Maison rustique. 8. Lac. 13. Statue. 20. Entrée de la Gla-
'2. Grotte. y. Entrée de grotte. 14. Pont de Palladio. «ère.
10. Cascade. 15. Ile du Tombeau. 21. Tour des Paladins.
11. Banc. 10. Chemin Cixjux. 22. Barrière tournante.
12. Rocheroùsetrouve 17. Tombeau de Pharaon. 23. Pont triangulaire,la maison du 18. Pavillon Indien L'autre partieduParc
contient les pépinières.
Fig. 62*. — Partie du Parc de Bagatelle, exécuté par Thomas Blaikie vers 1780.
Dès lors on ne réalisa, un peu au hasard, que des œuvres médiocres et très-incomplètes. Ce n'est que de nos jours, parce quenous sommes plus éclairés sur les beautés du paysage, qu'un progrès réel a été accompli, et que l'on a pu formuler quelques règlesgénérales, basées sur l'observation.
Au commencement, on traçait et l'on plantait les jardins agrestes, à l'aventure, en quelque sorte. Les allées, les massifs, lespelouses s'enchevêtraient, sans concourir à un effet raisonné. Les allées serpentantes s'infléchissaient à droite ou à gauche,au gré du caprice (voir Fig. 62*, 66*, le Plan ancien du Parc Monceaux, Fig. 291, Page 191). Sans doute on était à la recherchedes beaux effets de la nature ; mais on ne l'avait pas encore suffisamment observée pour la connaître autant qu'il eût éténécessaire. On imitait des trivialités, des laideurs, dans la crainte de retomber dans le compassé. Néanmoins le progrès se fitassez rapidement. Au lieu de vues bornées, à la place d'une accumulation de petits détails plus ou moins réussis, on étendit lesperspectives, on agrandit les pelouses. Le jardin fut aéré, et l'on put contempler la végétation sous ses plus grands aspects. Sauf lesaméliorations que devait produire l'étude, le jardin pittoresque moderne était enfin trouvé.
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