Druckschrift 
Texte (1867)
Entstehung
Seite
III
Einzelbild herunterladen
 

ncure est devenuese. La production.'un charme très-t de l'architecturey a lieu de faire

nces quotidiennesharmonie avec le

l'influence de ceslivers ; elles ratta-ter les choses dis-e l'antiquité. Cetment des artistesible, comme toutœuvres médiocres

grande simplicitéest aussi indiquée

de distance, lesaux d'hydraulique

>ur la distribution; à ce point que,le barrage, élevé

e celte zone, onrains; et la chose

dans un esprit)ar suite, à l'art;s avec méthode

les personnages

oite et la formelarme devait être1s arbres, pavées; en maçonnerie,s pour former des's en quinconce,îfois ils servaienttions d'agrément,issaient en mêmeis, étaient tantôtirbre ; les parois>. Les ouvertures

a, une surface devaient environner le peuple oisif

' réputation qu'àêtre alors assezies et des réduitsdans la lourdeurl'on ait, dans ces l'usage des ter-s grimpantes qui

JARDINS ÉGYPTIENS.

m

donnent de l'ombrage : habitude conforme aux besoins, et qui continue la tradition. Les jardins de Babylone durent être, par con-séquent, l'application, sur une vaste échelle, d'un procédé très-usité alors. Dans l'édifice appelé jardin suspendu, les terrasses étaientsoigneusement formées de plusieurs couches de matériaux, rendus imperméables par l'emploi du bitume. Elles étaient recouvertes deterre, et les pilastres, supportant" les plafonds, formaient des encaissements pour recevoir de grands arbres. Il est bon de faireremarquer qu'une épaisseur de deux à trois mètres devait suffire pour recevoir les plus fortes espèces végétales, dont les racinesne pénètrent pas dans le sol au delà de cette profondeur. Les constructions n'avaient donc pas besoin de présenter une soliditéextraordinaire. Des appareils hydrauliques, destinés à arroser les plantations et probablement à alimenter des bassins et desfontaines, étaient installés à l'intérieur. A tous les étages se trouvaient des salles fraîches, richement décorées, qui servaient de lieude repos ou de promenades très-agréables à fréquenter pendant le jour; le soir venu, on s'installait sur les terrasses sous les arbres, aumilieu des fleurs. Toutes ces dispositions étaient admirablement appropriées au climat et à la localité. De semblables édifices devaientparaître merveilleux aux voyageurs étrangers; mais ils étaient peut-être d'un effet assez médiocre au point de vue de l'art. On nedoit pas appeler jardins ces constructions ingénieuses. C'étaient uniquement des palais, intéressants à étudier aujourd'hui, pourles archéologues et pour les artistes de l'Asie et de l'Afrique

III. JARDINS ÉGYPTIENS. L'architecture égyptienne présente des rapports assez frappants avec celle de l'Asie. On y trouvele même aspect massif, les mômes dispositions rectilignes et simples. Les édifices y sont également couverts en terrasse. A lbsamboul,des temples sont creusés dans le rocher; des figures colossales ornent l'intérieur et l'extérieur. Tout cela rappelle les édifices d'Élora,mais avec plus de science et de grâce. La culture y était aussi très-soignée. Les plantations y recevaient, comme de nos jours, leseaux du Nil, au moyen de canaux. Ces canaux,' distribués et entretenus avec beaucoup de soin, occupaient une bien plus

APVJj>

Fig. 1*. Bas-relief représentant un Jardin égyptien (d'après Hector Moreau).

grande étendue qu'aujourd'hui. Une civilisation si ancienne, si perfectionnée, si raffinée même, l'art, quoique entravé par des règlessystématiques, a produit des œuvres si grandioses et si pures, la culture du sol était honorée et aidée de moyens puissants, dutcréer des jardins remarquables. Les bas-reliefs (Fig. 1*) des palais et des temples fournissent quelques exemples des dispositions adoptéespour les plantations; et ces indications suffisent pour que l'on puisse se former une idée des jardins égyptiens, qui étaient deforme régulière. Des avenues, plantées de citronniers, de grenadiers, de palmiers, se croisaient en formant des quadrilatères. Quelque-fois ces avenues étaient ombragées par des tonnelles formées de colonnclles en bois ou en pierre, sur lesquelles on plaçait destraverses supportant des clématites, des courges, de la vigne, etc. Il est probable, en outre, qu'elles devaient être décorées de statues.Des pièces d'eau occupaient l'intérieur des rectangles plantés, et en conservaient la forme; elles étaient assez vastes et assez pro-fondes pour porter des barques. On y entretenait du poisson, et leurs propriétaires pouvaient s'y livrer au plaisir de la pêche.

Les rues des cités étaient étroites; mais les cours des maisons, assez spacieuses, étaient plantées de plusieurs rangées d'arbres àfruit. (Fig. 2*.) Dans quelques bas-reliefs, on voit que des plantations de grands arbres existaient aussi à l'extérieur, le long de la façade de1 habitation. Ces arbres étaient protégés, à leur pied, par des encaissements en maçonnerie. Les Romains employaient le même procédé.Voici ce que dit à cet égard un savant contemporain:

« Les villas étaient comprises dans une vaste enceinte qui enfermait les écuries, les greniers, les jardins et les terres labourables.« Celles qui appartenaient aux rois, et qui étaient situées sur les routes qu'ils avaient l'habitude de suivre dans les chasses et les expéditions