PE513phe Crates, avec Hippar-chie. Nous avons aussi delui, un Poéme sur laBoussole, & quelques versFrançois, entre autres, desSonnets.PETITOT (Jean), Pein-tre, né à Geneve en 1607,mort à Vevay, ville du Can-ton de Berne, en 1691. CetArtiste se donna des soinsincroyables pour porter laPeinture en émail, à sa per-fection, & l'on peut dire,que ses vœux ont été ac-complis Rien de plus par-fait, en ce genre, que lesOuvrages qu'on a de lui.Il parvint à trouver, avecun sçavant Chimiste, descouleurs d'un éclat merveil-leux. On a plusieurs Por-traits que cet Artiste a copiés d'après les plus grandsMaîtres. Le fameux Vandick se plaisoit à le voirtravailler, & à retoucherquelquefois ses OuvragesSon talent ne se bornoitpoint à être un excellentCopiste, il sçavoit aussidessiner parfaitement le naturel. Le Roi Louis XIV& plusieurs Personnes de laCour, l'occuperent longtemps. Ce Prince, qui con-noissoit & récompensoit dignement le mérite, luiavoit accordé une pensionconsidérable & un logement
PEaux Galleries du Louvremais comme cet Artisteétoit Protestant, il se reti-ra dans sa Patrie, lors dela Révocation de l'Edit deNantes. Il s'étoit associé,dans son travail, avec Bor-dier son beau-frere, qui s'é-toir chargé de peindre lescheveux, les draperies, &les fonds ; Petitot faisoit latête & les mains. Ces deuxAmis vécurent toujours ſansjalousie, & gagnerent en-semble plus d'un million,qu'ils partagerent ſans pro-cès.PEIRARQUE (François)Poéte Italien, né à Arezzoen 1304, mort à Arqual'an 1374. Peu de Sçavansont joui, de leur vivant,d'une aussi grande réputa-tion. Tous les Princes &les grands Hommes, de sontemps, lui témoignerentune estime singuliere. DesPapes, plusieurs Rois deFrance, l'Empereur, laRépublique de Venise, &c.se sont empressés, à l'envi,de le combler de bienfaits &d'honneur. Il reçut en unjour du Senat de Rome, &du Chancelier de l'Univer-sité de Paris, des Lettrespar lesquelles il étoit invitéde venir recevoir la cou-ronne poétique: il préféraRome à Paris. Petrargus