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Dictionnaire Portatif Des Beaux-Arts, Ou Abrege De Ce Qui Concerne l'Architecture, la Sculpture, la Peinture, la Gravure, la Poésie & la Musique : Avec La définition de ces Arts, l'explication des Termes & des choses qui leur appartiennent ; Ensemble Les noms, la date de la naissance & de la mort, ...
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PEpassa une partie de sa vie àVaucluse, près d'Avignon ;c'est- qu'il connut la belleLaure un Vendredi Saint,lorsqu'elle étoit à l'Eglise:il conçut un amour vif &constant pour cette fille,célebre par ses charmes,& par son esprit ; & elle de-vint la Muſe qui l'inſpira,& qu'il célebra toujoursdans ses Ouvrages. Nousavons de Petrarque plu-sieurs Ouvrages Latins ;entre autres, un de præ-senti Mundo, Vita Sci-pionis Africani; de Vi- solitariâ; de Remediisutriusque Fortunae; Invectiva contrà Medicum.PETRONE (T. Petronius)(Arbiter), natif de Marseil-le, ami de Neron, qui lefit mourir l'an 67 de l'Erc.vulgaire, Poéte Latin. Pe-trone a fait un Poéme qui apour titre, de Bello Civili, l'on remarque un stile.mâle & nerveux, admiré.des bons Connoisseurs ;mais il n'y a point cettepureté de ſtile, & cette no-ble simplicité qui semblentavoir eté limitées au siécled'Auguste. Nous avons unebonne Traduction, en versFrançois, du Poéme de Pe-trone, par le Président Bou-hier, avec des Remarques.critiques sur le texte origi-

PH519nal. Il nous reste aussi, decet Auteur, des fragmensde plusieurs Livres satyri-ques, en prose & en vers,qui caracteriſent particulié-rement l'esprit voluptueux,& l'enjouement de ce Poéte.Il y en a deux Versions Fran-çoises, l'une par M. No-dot; la derniere, de M.du Jardin, sous le nom deBoispréaux.PHARE. Voyez Fanal.PHEDRE, natif de Thra-se & Affranchi d'Auguste,écrivoit sous Tibere, PoéteLatin. Nous avons de Phe-dre, cinq Livres de Fablesen vers Iambes, auxquels il adonné, lui-même, le nomde Fables d'Esope, parcequ'Esope est l'inventeur dece genre de Poésie, & quePhedre l'a pris pour modéle.Phedre a eu beaucoup àsouffrir de Sejan, Ministrede Tibere, qui croyoit ap.percevoir dans ses Fables,plusieurs traits lancés contrelui. A la vérité, un hom-me tel que Sejan, ne pou-voit lire un Livre qui en-seignoit les vertus, sans ytrouver des Satyres san-glantes. Nous n'avons riendans l'Antiquité, de plusaccompli que les Fables dePhedre, pour le genre naif& naturel. Notre inimita-ble la Fontaine, l'a cepen-Kk iv