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Dictionnaire Portatif Des Beaux-Arts, Ou Abrege De Ce Qui Concerne l'Architecture, la Sculpture, la Peinture, la Gravure, la Poésie & la Musique : Avec La définition de ces Arts, l'explication des Termes & des choses qui leur appartiennent ; Ensemble Les noms, la date de la naissance & de la mort, ...
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473OPte, consiste dans une ingé-nieuse variété de Scènes &de machines, & dans desvers faciles qui intéressent.le cœur & l'esprit du Spectateur; on exige de la partdu Musicien, une Musiquevive, sçavante, gracieuse& propre au Poéme sur le-quel il a travaillé. VoyezAcadémie Royale de Mu-sique.OPERA-COMIQUE. CeSpectacle est ouvert durantles Foires de St Laurent &de St Germain. On peut fi-xer l'époque de l'Opera-Co-mique en 1678; c'est eneffet cette année que laTroupe d'Alard & de Maurice firent représenter unDivertissement Comique entrois intermedes, intitulé lesForces de l'Amour & de laMagie. C'étoit un compo- bisarre de plaisanteriesgrossieres, de mauvaisDialogues, de sauts péril-leux, de machines & dedanses. Ce ne fut qu'en1715 que les ComédiensForains ayant traité avecles Syndics & Directeursde l'Académie Royale deMusique, donnerent à leurSpectacle le titre d'Opera-Comique. Les Piéces ordinaires étoient des sujetsamusans mis en Vaudevil-les, mêlés de prose & ac-

0Pcompagnés de danses & deBallets ; on y représentoitaussi, les Parodies des Pié-ces qu'on jouoit sur lesThéâtres de la ComédieFrançoise, & de l'AcadémieRoyale de Musique. M. leSage est un des Auteurs quia fourni un plus grand nom.bre de jolies Piéces à l'O-pera-Comique ; & l'on peutdire, en un sens, qu'il futle Fondateur de ce Specta-cle, par le concours dumonde qu'il y attiroit. Cependant les ComédiensFrançois voyant, avec dé-plaisir, que le Public aban-donnoit souvent leur Théâ-tre, pour courir à celui dela Foire, firent entendreleurs plaintes & valoir leursprivileges ; ils obtinrentque les Comédiens Forainsne pourroient faire des re-présentations ordinaires.Ceux-ci ayant donc été ré-duits à ne pouvoir parler,eurent recours à l'usage desCartons sur lesquels on im-primoit en prose ce que lejeu des Acteurs ne pouvoitrendre. A cet expédient onen substitua un meilleur,ce fut d'écrite des coupletssur des Airs connus quel'Orchestre jouoir, que desgens gagés répandus parmiles Spectateurs chantoient,& que le Public accompa-