OPgnoit souvent en Chorus;ce qui donnoit au Spectacleune gayeté qui en fit long.temps le mérite. Enfin l'O-pera-Comique, à la sollici-tation des Comédiens Fran-çois, fut tout à-fait sup-ptimé. Les Comédiens Ita-liens qui depuis leur retourà Paris en 1716, faisoientune recette médiocre, ima-ginerent en 1721 de quit-ter pour quelque temps leurThéâtre de l'Hôtel de Bour-gogne & d'en ouvrir unnouveau à la Foire : ils yjouerent trois années con-sécutives pendant la Foiteseulement. La Fortune neles favorisa point dans cenouvel établissement; ilsl'abandonnerent. On vit en-core teparoître l'Opera-Co-mique en 1724; mais en1745 ce Spectacle fut entié-rement aboli. L'on ne jouoitplus à la Foire que des scè-nes muettes & des Panto-mimes. Enfin le sieur Mo-net a obtenu la permissionde rétablir ce Spectacle à laFoire St Germain de l'année1752 ; & les soins qu'il sedonne ont déja procurébeaucoup de ſatisfaction auPublic. Le mérite des petitsPoémes dramatiques qu'onjoue ſur le Théâtre de l'Ope-ra Comique consiste moinsdans la régularité & dans la
OP479conduite du plan, que dansle choix d'un sujet qui pro-duise des scènes saillantes,des représentations badines.& des Vaudevilles d'unesatyre fine & délicate,avec des Airs gais & amu-sans.OPITZ, surnommé leGrand, Poéte Allemand.Il passe pour le pere de laPoesie Allemande. Ce Poéteavoit beaucoup voyagé ; &plein de connoissances, degénie & de goût, il fit desOuvrages admirables par lechoix de ses sujets, par letour & l'harmonie de sesvers, par l'élévation & lanoblesse de ses pensées.OPPENORT (Gilles-Ma-rie), Architecte, mort àParis vers l'an 1730. Il estregardé par les Connoisseurscomme un génie du pre-mier ordre dans l'Art qu'ila professé. On peut propo-ser ses Ouvrages commed'excellens modéles, à ceuxqui se destinent à l'Archi-tecture. Aucun Maître n'apossedé dans un degré pluséminent le Dessein conve-nable à cet Art. M. le Ducd'Orléans Régent du Royau-me, juste Estimateur destalens, lui donna la placede Directeur Général de sesBâtimens & Jardins. Oppe-nort a laissé des Desseins que