GU314nima son goût, en le faisanttrouver avec les meilleursArtistes; enfin, un de sesparens le délivra de l'em-barras du ménage, & leGuerchin reprit sa gaieté,& ses travaux ordinaires.Ce Maître étoit autant es-timé pour les qualités mo-rales, que pour ses talenséminens. Personne n'a tra-vaillé avec plus de facilité& de promptitude. Des Re-ligieux l'ayant prié la veillede leur Fête, de représenterun Pere Eternel au MaîtreAutel, le Guerchin le peignit aux flambeaux en unenuit. Le nombre de ses Ou-vrages est presque incroyable. Il a fait aussi une quan-tité prodigieuse de Desseins,qui sont, à la vérité, desimples esquisses ; maisces morceaux pleins de feu.& d'esprit, sont très-re-cherchés des Curieux. Sesprincipaux Ouvrages sonta Rome, à Bologne, à Parme, à Plaisance, à Mode-ne, à Regio, à Milan. Ila peint beaucoup à fresque. Le Guerchin avoitun grand goût de Dessein,son coloris est vigoureux,il tiroit ses lumieres defort haut, & affectoit depiquer ses Peintures d'om-bres fortes, il donnoitaussi de l'union à ses cou-
GUleurs par des ombres rou$-ses. Il a rendu certains ob-jets avec beaucoup de vé-rité ; mais la correction,la noblesse, & l'expression,qui sont les fruits d'un tra-vail réflechi, lui ont, pourl'ordinaire, manqué. Le Roipossede plusieurs Tableauxdu Guerchin. Il y en a aussiquelques-uns dans la Col-lection du Palais-Royal, &dans la Gallerie de l'Hôtelde Toulouse. On a gravéd'après ce Maître.GUERRE (Elisabeth-Claude Jacquet de la);Musicienne. Voyez Jac.quet.GUIDE. On nomme ain-si, dans les Fugues, la par-tie qui commence le chantque la partie suivante doitimiter ou répéter. VoyezFugues.GUIDI (Charles-Alexan-dre), né à Pavie le 14Juin 1650, mort à Frescatìen 1712, Poéte Italien. Onle regarde comme le Res-taurateur de la Poésie lyri.que. La Reine de Suéde,dans le dessein de célebrerl'avénement au Trône deJacques II, Roi d'Angleterre, crut devoir chargerle Guidi de composer laPiéce qu'elle vouloit fairemettre en Musique. Le suc-cès justifia son choix; cette