GR318Grécourt avoit une conversation facile, amusante, pleine de saillies & d'enjouement qui le faiſoient recherrcher de ceux qui aiment leplaisir né de l'esprit. Il neconnut jamais que le travaillibre & voluptueux, qui estle fruit d'un doux loisir. Ilse laissa toujours guider parson penchant, & si nous avonsquelques Ouvrages de cePoéte, c'est moins à sonapplication à l'étude, qu'àson imagination vive &brûlante, que nous ensommes redevables. Il y ades Fables, des Contes &quelques autres Poésies li-bres de cet Auteur, où l'onremarque beaucoup de sel.de facilité, & d'agrément;mais la licence interdit lalecture de la plûpart. Il asouvent emprunte des bonsPoétes Latins; & parmi nosAuteurs, de Rabelais, deMarot & de la Fontaine.GRENAN (Benigne),Poéte Latin, natif de Noyersville de Bourgogne, mortà Paris en 1723, âgé de 41ans. Une grande partie deses Poésies se trouve dans leRecueil qui a pour titre,Selecta Carmina clarissimorum quorumdam in Univer-sitate Parisiensi Professo-rum. On remarque, dans sesvers, un stile pur & élé-
GRgant, des pensées nobles &délicates, enfin une imagi-nation vive & sage. Entreses différentes Picces, onadmire surtout, les versqu'il a faits pour célebrerle Vin de Bourgogne. M.Coffin y a répondu par d'au-tres vers intitulés la Cham-pagne vengée. Cette guerrepoétique & ingénieuse, aeu ses admirateurs & sespartisans.GREVIN (Jacques),Poéte François & Latin,né à Clermont en Beau-voisis vers l'an 1540,mort à Turin l'an 1570,Grevin fit paroître dès l'â-ge de treize ou quatorzeans, une Tragédie intituléeCésar, & deux Comédies.scavoir la Trésoriere & lesEbahis. On a encore de cePoéte, des Sonnets, desChansons, des Odes, desPastorales, des Hymnes,un Poéme sur l'Histoire deFrance, une Traduction envers des Œuvres de Nican-dre ancien Poéte Grec, &c.Les Poésies de Grevin ontété fort célebrées du vivantde l'Auteur : on admiroitſurtout ſes talens prématu-rés, & la facilité & la fé-condité de son génie. Maisses Poésies ont le sort desOuvrages des anciens Poé-tes ; on ne les lit plus, parce