GRLouis Anichini de Ferrateavoit une touche d'une dé-licatesse & d'une précisioninfinie, il excelloit dans lespetits Ouvrages; enfin Alexandre Cesari, dit le Grec,mérita les éloges de MichelAnge.Quant à la pratique decette Gravure, l'Artistecommence d'abord par mo-deler en cire, sur un morceau d'ardoise, les figuresqu'il veut graver; puis ilfait choix d'une pierre fine.taillée par le Lapidaire ; en-fin il met en mouvement letouret, qui consiste principalement en une petite roued'acier, laquelle engraîne,avec une autre grande rouede bois, que le Graveur faitaller avec le pied. La roued'acier fait marcher, sui-vant le besoin, plusieurspetits outils de fer douxnon trempé, ou de cuivrejaune, qu'on enchasse dansune eſpece de tuyau, ou calonniere. De ces outils, lesuns ont à leur extrêmité laforme d'une tête de cloudtranchante ſur les bords, cequ'on appelle ſcie; les au-tres ont une petite tête exac-tement ronde comme unbouron ; on les nommeBouterolles. La pierre qu'onveut graver, est ordinaire-ment montée sur la tête d'u-
GR317ne petite poignée de bois,où elle est cimentée avec dumastic. Le Graveur la prendde la main gauche & laprésente contre l'outil misen action par le touret,& de la main droite il tientune petite espatule de ferdont le bout a été trempé.dans de l'huile d'olive oùest délayée de la poudrede diamant, la seule pro-pre pour mordre sur lapierre à graver. C'est aveccette espatule qu'il abreu-ve, quand il est nécessai-re, l'outil qui agit sur lapierre.GRAVURE, en termed'Architecture, s'entend desOuvrages gravés de peu deprofondeur, & qui serventa décorer, de diverses ma-nieres, les paremens despierres.GRAzzINI (Antoine-François, surnommé Las-ca, Poéte Italien, né en1503, mort en 1583. On ade lui des Comédies, desStances & des Poésies diver-ses, qui sont estimées.GRECOURT (Jean-Bap-riste-Joseph Villart de),originaire d'une bonne fa-mille de Tours, Chanoinede l'Eglise de Saint Martinde cette ville, mort en 1743âgé d'environ soixante ans,Poéte François. L'Abbé de