c. 0comprit le premier com-ment la Comédie devoit êtretraitée, & l'on peut regar.der ce Poéte comme en étant, parmi nous, l'inven-teur. Après lui la Comédiefit des progrès sensibles.Baïf, Remi Belleau, Chré-nen & Hardi, se distinguerent dans le genre comique;le grand Corneille qui vintapres eux, annoblit la Scène. Enfin, Moliere donnale ton de la bonne Comédie,& soutint l'attention duSpectateur par la finesse deses plaisanteries, la variétéde ses caracteres, la gran-de verité qu'il mit dans sesPortraits, & par son stilenaturel & original. Depuis,Renard & plusieurs autresPoétes, ont donné des Piéces que Moliere, le pere dela bonne Comédie, ne désa-voueroit pas; mais suivantla remarque d'un Auteurmoderne, Thalie dans sonenfance licentieuse & bouffonne, dans sa jeunesse en-jouée & amusante, sembleêtre de nos jours dans savieillesse, & devient froide& languissante : elle se plaîtà débiter des tirades debeaux sentimens, au lieu deplaiſanter; elle combat nosvices, lorsqu'elle devroitjouer nos ridicules.On ne prétend pourtant
00175point proscrire cette sortede Comédie qui, outre lemérite qui lui est propred'enseigner la vertu, a en-core celui d'intéresser ; maisil y a beaucoup d'arr àne point trop étendre leslimites de ce nouveau genrequ'on voit souvent dégé-nérer en Tragédie Bour-geoise.Voyez aux mots Afra-nius, & Théâtre.COMEDIE-BALLIT. C'estun Poéme dramatique dontl'objet est de faire rire, &qui doit être mis en chant,ou seulement, accompagnéde chants & de danses.COMMA. Terme Grec queles Musiciens dans toutesles langues, ont employépour signifier le plus petitdes intervalles sensibles àl'oreille. Il faut neuf Com-ma, pour faire un ton plein,dont quatre font le semi-ton mineur, & cinq, le se-mi-ton majeur. Le Commapeur encore se diviser endeux Schisma, dont dix-huitfont un ton.Ou appelle deux Comma,ou le Comma double, Dia-schisma: ainsi il y a quatreDiaschisma, & un Commadans un ton.COMMIRE (Jean), Jé-suite, né à Amboise en1625, mort à Paris en