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Tom. 1 (1685)
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251
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 251la peinture, il est difficile qu'il n'y en ait quel-RAPHAELD'URBIN.qu'une qui échape, & de laquelle un autre nese rende possesseur. C'est pourquoy il travaillaautant qu'il put à les aquerir toutes, afin au moinsque si quelqu'un excelloit en une chose, il eustcét avantage de n'estre surmonté qu'en une par-tie, & de $urpa$$er les autres en tout le re$te.En effet, on voit qu'il desseignoit parfaite-ment ; qu'il estoit fecond en belles inventions, &sçavant a bien ordonner ; qu'il a peint avec beau-coup d'amour; mais sur tout qu'il n'a point eûd'égal pour donner de l'expression & de la grace àses figures. Il a toûjours conservé de la force &de la douceur dans tout ce qu'il a repre$enté : ila sceû traiter ses sujets avec toute la convenan-ce nece$$aire, $oït en repre$entant les cou$tumesdiférentes des nations, soit dans les habits, dansles armes, dans les ornemens, dans le choix deslieux, & enfin dans tout ce qui regarde cettepartie de bienseance, que Castelvetro nommedans sa Poëtique il costume, & qui doit estre com-mune aux grands Poëtes & aux sçavans Pein-tres.Vous sçavez à quel prix l'on met ses ouvra-ges, & vous pouvez considerer ceux qui sont auLouvre. Il y a deux petits tableaux $ur bois quisont de sa premiere maniere : l'un represente unSaint Michel qu'il fit pour François I. & l'autre unSaint Georges qu'il peignit pour Henri VIII. Royd'Angleterre. Vous y verrez encore une ViergeIi ij