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Tom. 1 (1685)
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181
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 181Néanmoins comme il avoit l'esprit capable de FRARCIA.plus grandes cho$es, il ne pût s'arre$ter à un tra-vail où il $e voyoit borne, & où il n'avoit pasd'autre occa$ion de faire connoi$tre $on géniequ'en gravant des portraits. Il voulut donc s'a-donner à peindre. Desseignant fort bien, & ayantpour amis les meilleurs Peintres de ce temps-là,il $e fit biento$t in$truire de quelle maniere il fautemployer les couleurs. Il e$toit âgé pour lors d'en-viron 40. ans : mais ni son âge, ni les difficultezqu'il y a de $e rendre parfait dans cét art, ne lerebutèrent point ; au contraire, il travailla avectant de vigilance & d'amour, qu'il $e rendit enpeu de temps un des plus excellens Peintres d'I-talie.Je ne vous parleray point de tous les tableauxqu'il a faits. Je vous diray $eulement que pendantqu'il travailloit dans son païs, qu'il y gouſtoit undoux repos, & joûïssoit de la gloire qu'il s'estoitaqui$e par $es études, Raphaël d'Urbin po$$edoitdans Rome toute l'e$time & toute la reputationqu'un excellent Peintre peut aquerir ; de $orte quetous ceux qui venoient rendre visite à Francia nel'entretenoient d'autre chose que du merite &des ouvrages de Raphaël. Et comme chacun estbien-aiſe de loûër ſon païs, ceux de Bologne quialloient à Rome ne manquoient pas au$$i de direà Raphaël mille biens de Francia, & de faire va-loir l'excellence de ses peintures. Ainsi les amisde ces deux grands hommes leur donnoient moyenZ iij