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Tom. 1 (1685)
Entstehung
Seite
129
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 129ne d'une taille avantageuse, ni d'une mine fort GIOTTINO.relevée, il luy fut bien facile d'en former une lai-de figure, ſans s'éloigner beaucoup de la reſſem-blance. Car les Florentins voulant qu'il en fistun sujet de mépris & de risée, il le peignit d'u-ne taille fort petite, le teint brun, la barbe lon-gue & claire; & pour le rendre plus difforme, ilmarqua davantage toutes les parties qui pou-voient contribuer à faire voir ses defauts.Il ne $e contenta pas de faire son portrait telque je viens de dire, il voulut encore faire uneimage de son esprit, & representer les qualitezde son ame aussi-bien que les traits de son visage.Pour cela il environna sa teste des animaux lesplus cruels, & dont les qualitez pouvoient con-venir aux mauvaises inclinations qu'on luy attri-buoit ; & les entrela$$ant les uns avec les autres,il le representa couronné de la mesme maniereque l'on peint d'ordinaire les Furies infernales.L'image de ce Duc eſtoit accompagnée de cel-les du Conservateur dont j'ay parlé, de Visdomi-ni, de Maladiaſſe, de Ranieri da San-Geminiano& de plu$ieurs autres de $es creatures qui n'e$toientpas peints d'une maniere moins de$avantageu$e.Car pour leur donner au$$i une coëffure ridicule.mais pourtant diférente de celle du Duc, il leuimit $ur la te$te une e$pece de mitre, dont en Ita-lie l'on marque par opprobre ceux qui $ont con-vaincus de crimes. Outre cela chacun avoit lesarmes de sa maison auprés de soy; & il y avoitI. Tome.