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Tom. 1 (1685)
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107
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ET SUR LES OVURAGES DES PEINTRES. 107son ami intime, on dit qu'il consultoit quelque-fois cét excellent Poëte sur les sujets qu'il vou-loit peindre ; qu'il recevoit de luy des penséespour la composition de ses ouvrages, & que leshistoires de l'Apocalypse qu'il fit à Naples es-toient de l'invention de Dante.Mais il faut que je vous dise comment Petrar-que qui vivoit au$$i en ce temps-, parle deGiotto avec éloge. Pour passer, dit ce Poëte, des Epist. famil.liv. 5.Peintres anciens aux modernes, & des étrangers àceux de nostre nation; je vous diray que j'ay connu deuxfameux & sçavans Peintres, sçavoir Giotto Florentin,dont la réputation est extraordinaire parmi tous ceux dece temps, & Simon qui estoit natif de Sienne. Et dansson Testament il y a un articie il dit : Et par-ce que M. Padoûan n'a pas besoin de biens, & que jen'ay rien de plus digne de luy estre presenté que mon ta-bleau de la Vierge, qui est de la main du celebre Giotto,& qui m'a esté envoyé de Florence par mon ami Mi-chel Vanis, je luy donne cét ouvrage dont les ignoransne connoissent pas toutes les beautez, mais dont l'artificeétonne & ſurprend les ſçavans.Veritablement, dit Pymandre, voilà des té-moignages tres-autentiques de l'estimé qu'onavoit alors de Giotto, & qui luy sont d'autantplus avantageux, qu'eſtant donnez par un desplus polis Ecrivains de ce temps-, ils survi-vront ses Peintures, & rendront son nom immor-tel beaucoup plus que tous les ouvrages qu'il afaits.O i