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Tom. 1 (1685)
Entstehung
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80
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II. ENTRETIEN SUR LES VIES80heureu$ement en bronze, lai$$a $i peu de bien,qu'il ne $e pre$enta point d'heritiers pour recueïl-lir sa succession.Des ouvriers, dit Pymandre, les uns travail-lent pour l'honneur, & les autres pour le gain :mais comme la réputation de ceux qui ne $ontconnus que par les richesses qu'ils amassent estune réputation dont les fondemens n'ont rien desolide, nous la voyons bientost abbatuë. Les ou-vrages meſme par leſquels ils ont prétendu ſe fai-re con$iderer $ont les premiers qui dépo$ent con-tre eux ; & s'ils passent pour de grands person-nages dans l'esprit des ignorans, ils sont recon-nus pour tres-ignorans parmi les personnes sça-vantes.C'est pourquoy, repliquay-je, on ne peut avoirtrop d'e$time pour ceux qui ne cherchent qu'uneveritable gloire : & si non seulement les Répu-bliques les mieux policées, mais au$$i les Princesles plus pui$$ans ont ennobli la Peinture, ils $e $ontauſſi immortaliſez eux-meſmes par ſon moyen, &en ont tiré de tres-grands secours.Car l'utilité qu'on en reçoit, n'eſt-elle pas réci-proque entre l'ouvrier & celuy qui le fait travail-ler ? L'esprit de l'homme demeureroit ensevelidans de profondes tenebres, & ne surmonteroitjamais toutes les difficultez qui s'opposent à sesrecherches, ſi la force de cét Art ne retiroit dutombeau les choses passées, n'autorisoit les nou-velles, ne rétablissoit ce qui n'est plus en usagene