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Tom. 1 (1685)
Entstehung
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79
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 79rend à la vertu, & l'e$time qu'on fait des plus ex-cellens hommes, e$t le vray moyen de porter lesArts à leur perfection : il ſemble que ce fiecle doitproduire plu$ieurs ouvrages admirables, pui$quetous les $çavans hommes $ont honorez aujour-d'huy de la faveur & de la protection du plusgrand Roy du monde.Ce n'eſt pas aſſez, repartis-je, que les Rois &leurs Mini$tres reconnoi$$ent par leurs liberalitez& par leurs faveurs le merite des personnes desçavoir : il faut que ceux qui se veulent rendrerecommandables n'ayent d'ambition que pourl'honneur. Car il e$t certain que quand les ouvriersne ſont pas portez au travail par ce noble motif,ils ne tardent gueres à perdre l'e$time qu'on avoitpour eux.Du temps que la $eule vertu fai$oit le plai$irdes Grecs & des Romains, les beaux Arts floris-soient parmi eux ; & il y avoit un agreable debatentre les gens les plus doctes à qui produiroitquelque choſe de nouveau, afin qu'il ne demeu-rast rien de caché, & pour avoir la gloire de met-tre au jour tout ce que nous devions possederaprés eux. Si l'on prend pour exemple ceux quiont excellé dans la Sculpture, on trouvera quecette haute ambition a esté cause que Lysippe estmort de pauvreté, parce qu'au lieu d'avoir soind'aquerir meſme de quoy vivre, il eſtoit inceſſam-ment occupé à l'étude de son Art ; & que Myronqui animoit presque les statues qu'il jettoit si