ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 75ter des herbages, des animaux, des boutiquesd'artisans, & autres sortes de sujets qui n'ont au-cune noblesse : aussi à cause de cela il fut surnom-mé RHYPAROGRAPHOS.C'est assez, ce me semble, d'avoir remarqué lesprincipaux & les plus excellens Mai$tres de l'An-tiquité, pour connoi$tre le commencement & leprogrés qu'a eû la Peinture.Il e$t certain que quand les Arts ont ce$$é par-mi les Grecs, ils ont commencé à déchoir dansl'Italie ; & depuis ce Ludius qui parut sous Au-gu$te, & quelques-uns qui ont peint du temps deNeron, nous ne sçavons plus qui furent ceux quipeignoient dans Rome. Mesme je croy que lesmemoires en ont esté perdus, aussi bien que les ta-bleaux de ce temps-là, puis qu'il ne re$te plus riende toute l'Antiquité, $i ce n'e$t des morceaux àfrai$que qu'on a tirez de la ville Adriane, le peuqui $e voit à Saint Gregoire, ce qui e$t encoredans les ruines des thermes de Tite, & cette friserepre$entant un mariage, laquelle e$t dans la VigneAldobrandine.Néanmoins par ce peu-là qui eſt demeuré dansRome jusques a cette heure, on peut juger del'excellence de la Peinture ancienne : car l'on re-connoi$t principalement dans cette fri$e une me$-me idée de beauté que celle qui se voit dans lesStatues antiques. Mais comme les guerres & lesde$a$tres qui $ont arrivez dans l'Italie ont cau$é laperte d'une infinité de belles choses, il sembleK ij
PIRRI-CHUS.C'est à direPeintre de cho-ses basses &communes.