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Tom. 1 (1685)
Entstehung
Seite
59
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ET SUR LES OUVRAGES DES PEINTRES. 55Or pour reprendre mon discours, je vous diray ZEENIEque comme l'on a trouvé avec le temps beaucoupde choſes qui manquoient aux Arts, l'on y a auſſicorrigé plu$ieurs défauts. Car $i l'on demeuroitdans la $eule imitation, dit Quintilien, & qu'ilne fu$t pas permis d'ajou$ter aux cho$es déja com-mencées, la Peinture seroit encore dans ce premier e$tat, elle n'avoit $implement que le de$-sein & les contours.PARRHA-Ce PARRHASIUS dont je viens de parlersius.augmenta beaucoup cét Art. Il fut le premier quiobſerva la ſimetrie, & qui fit paroiſtre de la viedu mouvement, & de l'action dans ses figures. Iltrouva le moyen de bien repre$enter les cheveux.Il s'étudia à donner de l'expression aux visages ; &Pline remarque qu'il e$toit celuy de tous les Pein-tres de son temps qui avoit le mieux sceû arron-dir les corps, & fait fuir les extrémitez pour faireparoiſtre le relief.Il fit plu$ieurs tableaux, & entre autres il y enavoit un à Rome qui representoit le Grand-Pres-tre de Cybelle, dont l'Empereur Tibere faisoitgrand cas, & qu'il avoit acheté soixante sesterces. Environ milleécus de nostreMais la vanite in$upportable de ce Peintre dimi-monnoye.nuoit beaucoup de l'estime qu'on avoit de luy :car semblable a plusieurs de ces Ouvriers d'au-jourd'huy il $e loûoit $ans ce$$e luy-me$me, & nepouvoit souffrir qu'on ne le préferast pas à tousles autres. Il estoit toûjours vestu d'une maniereparticuliere ; & pour eſtre encore plus reſpecté, ilH ij