I. ENTRETIEN SUR LES VIESdans la ressemblance, sans faire choix des bellesparties.Il fit au$$i paroi$tre dans son travail une ma-niere, qui pour e$tre diférente des autres n'en futpas moins agreable : car il donna tant de beauté& tant de grace à son coloris, qu'il surpassa tousceux qui l'avoient précedé.Zeuxis vint en suite, qui tira un grand se-ZEUXIS.En la 95. 0. cours des Ouvrages d'Appollodore ; & voyantlympiade, l'ancomme $a belle maniere de peindre e$toit biendu monde 583devant Jesu.receûë de tout le monde, poussé d'une généreuseChrist 401.émulation, il se résolut de ne laisser pas la Pein-ture au point où il la trouvoit, mais d'y ajousterencore de nouveaux charmes. En effet, il $e per-fectionna de telle sorte dans cét Art, & devintsi excellent Coloriste, qu'Apollodore admirantses Ouvrages, confessa qu'il ne se pouvoit rienfaire de mieux.Cét Appollodore, interrompit Pymandre, n'eſ-toit-il point celuy qui pour marque de l'e$timequ'il fai$oit de Zeuxis parde$$us les autres Pein-tres, composa des vers, où il se plaignoit quel'Art de la Peinture luy avoit esté déropé, & queZeuxis en estoit le ravisseur?C'eſt le meſme, pourſuivis-je : & pour vous direquelque choſe des plus beaux Ouvrages de Zeu-xis, on estime particulierement une Athalante,dont il fit pre$ent aux Agrigentins en Sicile ; unDieu Pan, qu'il donna au Roy Archelaüs ; & cetteadmirable figure qu'il peignit pour ceux de Cro-tone,
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